‹ Monseigneur Provencher et les missions de la Riviére-Rouge [microforme]Chapitre 16 sur 79 · QUÉBEC · texte numérisé non relu

QUÉBEC

sentsuivant:

-Siège Apos- 1e de Québec,

rront :

Lu désir longnations Sauseptentrionale ux provinces naissance de pt moyen de cé à cette fin de sir John Le ces provinnnique, NOÉ 8 Joseph-Nore-Nicolas Dutre diocèse, à é de missionmérique Sepuest des dites as-Canada ; les 8 spirituels qui r leur mission, ipale résiden-

s du lac Wintons en Notre-

D: Christ.” *

Ê enr us les chrétiens, de quelque dénomi : Dante ui aen qui auront occasion de un x DORE ve 16 missionnaires, de ne leur porter n * te or Ari ae lots p ssion, mai : MESA Lo dû à leur caractère, à ec ‘* ordre de Lorier hs ne « te LE ; ns lointaines ; per- : us que, ps leur côté, ils ne prendront éétirie : intérêts politiques qui peuvent di sement affecter 1 1 FA de certains esprits, et que leur uni : jet sera de travailler au mainti 3 : concorde entre les frères, et à la s ti fi . ,. ancti i des âmes rachetées au prix du sang de Jésus.

nus A Re produisit l’effet qu’on avait lieu . . re pour une œuvre semblable: la souss pt FE fut abondante, et les sommes envoyées à Hs Me a firent espérer que les missions s des auspices 1

ss pas privées de Ryan Een cbr jé Fe Selkirk voulut assurer le sort de cette mis- AE pourvoir aux besoins temporels de l’égli

se qu’on allait fonder dans ce pays. À cette fin si

* M. Sévère Dumoulin < » premier compag à vencher, était né à Sainte-Anne, île de EE , é-

| | pire Fret Il fit ses études à Nicolet, fut ordonné prêt 3 février 1807, et fut envoyé vicaire à Québec C'est de là

qu'il partit pour les missions de la Rivière-Rouge

un acte notarié signé par sept syndics, * il donnait un terrain de 25 acres en superficie pour la place de l’église, et par un second contrat, une étendue de terre de 5 milles de pronfondeur sur 4 milles de largeur en arrière du terrain de l’église. L’évêque de Québec donna à M. Provencher des lettres de grand vicaire, avec les pouvoirs ordinaires et extraordinaires dont il pourrait avoir besoin, dans un pays où il serait difficile de recourir aux dispenses, vu la distance énorme qui le séparerait de Québec. Il joignit à cette lettre une longue instruction sur la conduite que les misgionnaires auraient à tenir dans l’exercice de leur | ministère, et dans leurs rapports avec les autori- | tés civiles de la Rivière-Rouge. Nous donnerons ce document, quoiqu'il soit un peu long, pour montrer avec quelle sagesse Mgr Plessis procédait dans cette importante entreprise, et quelles précautions il prit tant pour aplanir les difficultés déjà existantes que pour en prévenir de nouvelles. Après avoir rempli toutes ces formalités, Mgr Plessis écrivit à M. Provencher de quitter défini-

* Voici les noms des syndics qui signèrent ces contrats:

Lord Selkirk LS J. O0. Plessis, évêque de Québec L S Roux, Ptre LS J. N. Provencher, Ptre LS Sév. Dumoulin, Ptre LS S. de Beaujeu L S H. Heney LS

il donnait ur la place ne étendue r 4 milles plise.

vencher des ivoirs ordiait avoir bee de recouorme qui le e lettre une

tivement Kamouraska pour se rendre à Québec, afin d'y commencer les préparatifs du départ.

TNSTRUCTIONS DONNÉES PAR MGR J.O. PLESSIS A MM. J. N. PROvENCHER ET J. N.S. Dumourix, PRÊTRES MISSIONNAIRES POUR LES TERRITOIRES DU NorD-OuEsT.

1° Les missionnaires doivent considérer comme “le premier objet de leur mission, de retirer de « la barbarie et des désordres qui en sont la suite,

que les mis- ‘ les nations sauvages répandues dans cette vaste rcice de leur | ‘ contréc. | | | c les autori- | ‘2° Le second objet est de porter leurs soins

“vers les mauvais chréticns qui y ont adopté les

s donnerons mœurs des sauvages, et qui vivent dans la licence

1 long, pour SD «et dans l'oubli de leurs devoirs. sis procédait D ‘3° Persuadés que la prédication de l’Evangile quelles pré- ‘test le moyen le plusassuré d’obtenir ces heureux difficultés Ds ‘effets, ils ne perdront aucune occasion d’en ve ‘ inculquer lee principes et les maximes, soit dans de nouvelles. “ leurs conversations particulières, soit dans leurs malités, Mgr ‘instructions publiques.

itter défini ‘4 Afin de se rendre plus promptement utiles

‘aux naturels du pays où iis sont envoyés, ils

‘ g’appliqueront, dès le moment de leur arrivée, à

t ces contrats: ‘ l'étude des langues sauvages, et tâcheront de les

‘ réduire à des principes réguliers, de manière à

‘ pouvoir en publier une grammaire, après quel- ‘ ques années de résidence.

‘6° Ils prépareront au baptême, avec toute l’ex-

‘ pédition possible, les femmes infidèles qui vivent

‘ en concubinage avec des chrétiens, afin de subs-

L‘‘ tituer des mariages légitimes à ces unions irré-

‘ gulières.

LS

‘6 Ils s’attacheront avec un soin particulier à ‘ l'éducation chrétienne des enfants, établiront à ‘* cet effet des écoles et des catéchismes dans toutes les bourgades qu’ils auront occasion de visiter.

‘7° Dans tous les endroits remarquables, soit ‘ par leur position, soit par le passage des voya- ‘ geurs ou par des rassemblements de sauvages, “ils auront soin de faire planter de hautes croix, ‘‘ comme pour prendre possession de ces lieux au ‘ nom de la religion catholique.

‘‘8° Ils répéteront souvent aux peuples vers “ lesquels ils sont envoyés, combien cette religion ‘* prescrit sévèrement la paix, la douceur, l’obéis- ‘ sance aux lois, tant de l’Etat que de l'Eglise.

‘9° Ils leur feront connaître les avantages qu’ils “ ont de vivre sous le gouvernement de Sa Majesté ‘ Britannique, leur enseignant, de parole et d’ex- ‘* emple, le respect et la fidélité qu’ils doivent au ‘ souverain, les accoutumant à adresser à Dieu ‘ de ferventes prières pour la prospérité de Sa très k ‘ gracieuse Majesté, üe son auguste famille et de ‘ son empire. ,

‘10° Ils maintiendront un parfait équilibre entre |

“les prétentions réciproques des deux Compa-

‘ gnies du Nord-Ouest et de la baie d'Hudson, se # ‘ souvenant qu’ils sont exclusivement envoyés M . pour le bien spirituel des peuples, de la civili- ‘ sation desquels doit résulter l'avantage de l’une | ‘et de l’autre compagnie. :

‘11° Ils fixeront leur demeure près du fort Dou- # ‘* glas, sur la rivière Rouge, y construiront une | ‘‘ église, une maison, une école; tireront, pour ‘ leur subsistance, le meïlleur parti possible des | ‘terres qui leur seront données. Quoique cette | ‘rivière, ainsi que le lac Winnipeg, où elle se ‘ décharge, se trouve dans le territoire réclamé ‘€ par la Compagnie de la baie d'Hudson, ils n’en

ticulier à abliront à ans toutes de visiter.

ables, soit des voyasauvages, utes croix, 28 lieux au

uples vers te religion ur, l’obéisl'Eglise.

tages qu’ils Sa Majesté ole et d’exdoivent au ser à Dieu é de Sa très mille et de

ilibre entre ux Compa-

’Hudson, 8e |

nt envoyés

le la civili- |

ge de l’une

lu fort Dou- !

uiront une eront, pour

possible des | oique cette |

où elle 8e re réclamé son, ils n’en

, seront pas moins zélés pour le salut des commis F engagés et voyageurs qui sont au service de la È Compagnie du Nord-Ouest, ayant soin de se porter partout où le soin des âmes les appellera. , 12° Ils nous donneront des informations fréï quentes et régulières de tout ce qui peut intés. resser, retarder ou favoriser les progrès de la s. mission. Si, nonobstant la conduite la plus imà partiale, ils se trouvaient troublés dans l’exer- “ cice de leurs fonctions, ils n’abandonneront point leur mission avant d’avoir reçu nos ordres.

(Signé) “+ J. O., Év. ne QuéBec.”

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