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Îles étaient celles de M.
ans l’église Igr Plessis.
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contre laque trop à ciellement, er, et pour ser anxié-
nvier 1821.
y avait de eptation et
6 les vues
“de Monseigneur de Québec concernant Votre “ Grandeur; c’est le meilleur coup qu'il ait fait # dans son voyage d'Europe. Je n'approuve pas “ autant ce qu'il a fait pour moi; il m'a bien fait “ connaître ses vues et ses raisons; je ne les trou- “verais pas mauvaises si elles concernaient un au- “tre. J'ai bien de la peine à me rendre. Je passe “un bien triste hiver; dans les plans de Monsei- “ gneur, c'est pourtant le dernier que je passerai “en Canada. k
“T1 faut que je fasse le mystérieux sui une cho- “ ge que tout le monde sait et désapprouve généra- “ ]Jement. Ce silence de ma part fait croire que je # suis content et fier d’être évêque.
“ M'ouvrir à tout le monde et déclamer contre ‘ ce projet, serait créer des embarras à Monseigneur “et peut-être devenir la cause que la chose man- ‘ querait contre les vues de Dieu, qui peut en tirer sa “ gloire; de sorte que je me trouve pris et arrêté ‘de tous côtés. Mon cœur me dit bien qu'il ‘aimerait mieux rester ici, mais peut-être y a-t-il ‘ plus d’humain que de divin dans sa manière de ‘raisonner. Ma conscience parle autrement.
‘ La place offerte n’est pas brillante, mais elle ‘est précieuse aux yeux de la religion, puisqu'il ‘s'agit de fonder une église et une chrétienté. Ce ‘ beau, ce grand et noble but, que je me sens inca- ‘ pable d'atteindre, me jette dans la crainte et la ‘‘ désolation. Un autre mieux calculé que moi pro- ‘ curerait beaucoup plus de gloire à Dieu, par la ‘conversion des infidèles qui peuplent ces vastes ‘contrées, pendant qu'avec une lampe éteinte ‘comme la mienne, ils resteront encore longtemps : “dans leurs ténèbres. Et ce qui m'’effraie le plus
“c’est que je deviens rt: d’eux, et que Dieu ‘me demandera compte de leurs âmes.
‘“ Priez donc le Père des lumières de m'éclairer ‘dans un temps si critique. Je ne voudrais pour
‘tant pas m’éloigner de la volonté de Dieu; je ‘voudrais la faire malgré mes répugnances, pa- ‘“rents, amis, patrie, inclinations naturelles, etc. etc., etc. Mais je vous avoue qu’il m'en coûte ‘ pour me décider. On me rendrait le plus grand “service en me déchargeant de ce pesant fardeau. ‘ Aidez-moi de vos lumières et de vos prières.
“ Je suis plus contre la personne que contre la ‘ chose. Je ne désapprouve pas absolument le plan, ‘ quoique un peu prématuré. Je crois bien qu’un ‘évêque donnerait plus de poids à la religion ‘dans cette nouvelle église; mais Monseigneur ‘devrait me connaître assez pour ne pas songer à ‘ moi ; enfin, je suis bien décidé, sans faire grand ‘bruit, à me défendre tant que je pourrai, mais ‘fje n’aimerais pas que le monde connût mes sen- ‘timents sur cette matière. J'aime mieux que l’on ‘me croie désireux de l’épiscopat, que de me ren- ‘dre responsable du mal qui pourrait résulter ‘ d’une rupture ouverte. Voilà sincèrement ce que ‘“je pense; dites-moi avec la même franchise ce ‘ que vous pensez vous-même. J’ai beaucoup de ‘confiance dans vos conseils, vos lumières et votre ‘ esprit de Dieu. Si je ne puis communiquer ces ‘choses à mes confrères et amis, permettez-moiï ‘de m’ouvrir à vous.
‘ J'ai l'honneur d’être, ‘Monseigneur, “de Votre Grandeur ‘le très humble et très obéissant serviteur,