‹ Monseigneur Provencher et les missions de la Riviére-Rouge [microforme]Chapitre 53 sur 79 · ST RE · texte numérisé non relu

ST RE

“ Rivière-Rouge principalement, et pour celles à ‘établir dans le Saint-Maurice, le Saguenay et ‘ autres. La Colombie y était aussi pour quelque ‘ chose. Il paraît qu’on veut mettre de côté tout ‘ ce qui n’est pas du diocèse.

‘ Si les choses ne changent pas, nous ne pour- ‘ rons pas tenir dans le pays. C’est grand dom- ‘mage, car les missions du Nord promettent ‘ beaucoup.”

ire

Une telle perspective avait bien de quoi inquit-

S ] Là LA ; .

sions de ter et affliger l’évêque de Saint-Boniface. Tous les

sacrifices faits depuis trente ans allaient-ils deve- | À nir inutiles pour le salut de tant d’âmes qui ne |

9 } . one connaissaient pas encore Dieu ?

, Somme Monsieur Laflèche, à qui Mgr Provencher avait rce qu’il donné ordre de revenir à Saint-Boniface, arriva ait trop durant l’été de 1849. IL boitait encore de la | de Celui jambe gauche, quoique ses plaies parussent vou- | | du tout. loir se cicatriser. | de meil- Monseigneur Provencher, espérant toujours que th ce mal allait disparaître, avait écrit à Rome et les | À bulles distinées à son coadjuteur étaient déjà à 1 Québec.

es de 1 | Canada. “€ J'ai écrit à Rome, dit-il à Mgr Turgeon en 1848, 1ébec en ‘ pour demander un coadjuteur aussitôt que pos- | ue vont ‘“ sible. Cette mesure devient de plus en plus | ‘* pressante. Favorisez cette mesure si l’occasion il rait pas “ s'en présente ; tâchez que je meure pas sans co- ! à oi qui ‘* adjuteur: il en résulterait de graves inconvé- | ‘“ nients.” Î e en Ca- 1 on | Monsieur Laflèche fut placé à la desserte de | enay et Saint-François-Xavier, et Mgr attendit les événe- (f quelque ments avant de faire d’autres démarches. | té tout Le Révérend Père Aubert, rappelé par son supé- l ! rieur,devait retourner en Canada en 1850. Il y avait 4 pl | encore à Saint-Boniface deux jeunes prêtres arrivés 1 mettent de France en 1848 (les Pères Maisonneuve et Tis- (l sot); mais Mgr les destinait à aller rejoindre les Î À Pères Taché et Faraud à l’Ile-à-la-Crosse au prin- | nquié- temps de 1850. É

Vers la fin de l’automne de 1849, M. Lafièche ne se trouvant rullement mieux, et ne désirant pas d'amélioration pour éviter le fardeau de l’épiscopat, il devenait inutile de compter sur lui plus longtemps pour cette dignité. Mgr Provencher, voyant en tout cela un dessein de la Providence, se décida à jeter les yeux sur un autre sujet.

‘* Décidément, dit-il à l’évêque de Montréal, il ‘ ne faut plus songer à M. Laflèche. Mon opinion, ‘ comme celle du Révérend Père Aubert, est que ‘* cette charge doit retomber sur le Révérend Père ‘“Taché. Il connaît le pays, les missions, les ‘ langues ; il est fort et robuste. Je le propose à ‘l’évêque de Québec et à ses suffragants. J’en ‘ fais aussi la demande à Mgr l’évêque de Mar- ‘* seille, comme à son supérieur général.

‘ Mgr Guigues pourra aussi se mêler efficace- ‘ ment de cette promotion.

‘* Je vous envoie mes lettres tout ouvertes, afin ‘ que vous voyiez ce que j’ai dit à chacun; vous ‘‘ les enverrez ensuite à leur adresse.”

Quoique indépendant du diocèse de Québec, ayant par conséquent le droit de choisir le sujet qui lui convenait pour son coadjuteur, cependant, par délicatesse et par humilité, Mgr Provencher soumet son <hoix au jugement de tous les évêques du Canada, comme il avait fait par le passé dans toutes les mesures qui importaient à l’administration de son diocèse.

Ceux qui ont connu Mgr Provencher disent que son jugement sûr et droit lui faisait discerner promptement ce qu’il était convenable d’adopter

lèche ne rant pas l’épiscolui plus rencher, vidence, et.

itréal, il )pinion, est que nd Père ons, les ropose À its. J’en de Mar-

efficace-

tes, afin n; vous

Québec, le sujet endant, vencher évêques sé dans dminis-

sent que iscerner adopter

dans une mesure, et que ses avis étaient toujours marqués au coin de la plus haute prudence ; néanmoins, comme nous le prouvent presque toutes ses lettres, il ne prenait jamais aucune détermination sans auparavant demander conseil, et sans exposer les raisons pour lesquelles il faisait une démarche.

Depuis que les Révérends Pères Oblats étaient rendus dans les missions de la Rivière-Rouge, Mgr Provencher n’avait pas encore eu l’honneur d'écrire à leur vénéré supérieur général, Mgr de Mazenod ; il se hâta de le faire, our s’excuser auprès de lui d’avoir attendu si longtemps à venir le remercier des services éminents que ses enfants rendaient aux missions depuis cinq ans, et pour le prévenir du choix qu’il faisait d’un Oblat pour son coadjuteur. Comme cette lettre est propre à faire connaître les brillantes qualités de celui sur qui tomhait le choix de Mgr Provencher pour son successeur, nous la reproduisons in extenso.

Page 1