‹ Monseigneur Provencher et les missions de la Riviére-Rouge [microforme]Chapitre 71 sur 79 · SUR L’ANCIENNE MANIÈRE DE VOYAGER DANS LES PRAIRIES DE L'OUEST · texte numérisé non relu

SUR L’ANCIENNE MANIÈRE DE VOYAGER DANS LES PRAIRIES DE L'OUEST

Autrefois, quand les Métis du Nord-Ouest avaient à faire de longs voyages à travers les prairies, ils formaient une Caravane, pour être en état de se défendre contre les attaques des sauvages. Une longue file de charrettes se mottaiten marche de grand matin, pour s’arrêter lorsque les bœufs et les chevaux paraissaient fatigués. Alors on les dételait, auprès d’un lieu où il y avait de l’eau et de l'herbe, et c'était à cette première halte que se prenait le déjeuner.

Quand les animaux paraissaient reposés, on partait de nouveau, pour marcher jusque vers midi; c'était la halte pour le dîner. Après un repos plus ou moins long ARE la chaleur du jour, on reprenait la marche pour jusqu’au soir, après le coucher du soleil.

Alors on rangeait toutes les charrettes en cercle, de manière à forn:er une enceinte, au milieu de laquelle campait tout le monde. Cette précaution était prise pour prévenir les attaques de la part des sauvages ennemis. Dans ce rond, on allumait un feu, où chacun faisait cuire son souper. Ceux qui avaient des tentes les dressaient, les autres couchaient à la belle étoile, sous leurs charrettes. / utant que possible, on choisissait, pour camper, les endroits où il y avait du bois et de l’eau. Avant de quitter un tel campement le matin, le guide de la caravane avertissait de se pourvoir de bois, s’il prévoyait l’impossibilité de s’en pro-

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curer le soir. Quand le bois manquait complètement, alors les gens faisaient bouillir leur thé et cuire leur viande en faisant du feu avec du fumier de buffalo, que l’on trouvait partout dans la prairie.

Les rivières se traversaient ordinairement à gué. On avait soin de diriger la marche pour les traverser aussi près que possible de leur source, surtout au printemps, où elles se grossissaient des eaux d’une foule de petits affluents. Quand les rivières n'étaient pas guéables ou qu’elles étaient trop larges pour que des arbres attaignissent d’une rive à l’autre, alors on faisait un radeau sur lequel on mettait le bagage, ainsi que ceux qui ne pouvaient traverser à la nage. Ce radeau était poussé avec des perches ou tiré avec des cordes retenues de chaque rive. Avec l’une des cordes on le tirait d’uu côté de la rivière, et avec l’autre on le ramenait pour le charger de nouveau. Ce mode de navigation était assez expéditif. Ce fut par ce procédé que Mgr Provencher traversa le Mississipi en 1843, au-dessus des chutes Saint-Antoine.

TABLE DES MATIÈRES

Dédicace à Sa Grandeur Monseigneur Alexandre Taché, archevêque de Saint-Boniface....…........ 5 Au lecteur 7

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