L'HON. M. CHAPLEAU
Précisément nous y voici. — Eh bien ! oui, nous y voici. et qu'est-ce
u'il y a à votre service? — M.
hapleau était membre du cabinet fédéral ! — Sans doute, mais, quelle est la loi qui défend à un membre du gouvernement de me parler et
ui me défend à moi de lui répon-
re ? — M. Chapleau était Secrétaire d'Etät dans le gouvernement de Sir John Macdonald 1 — Oui, 11 l'était et je le savais. —Oh ! alors, il négociait au nom de Sir Johr Macdonald, c'est-à-dire, du gouvernement.—Pas du tout, Monsieur, et c’est là précisément où vous faites erreur. M.
Chapleau m'a déclaré positivement
qu'il ne parlait ni au nom. ni par
l'autorité du Premier Ministre, qu'il ne je faisait qu’en son nom, à lui individuellement, que ses paroles n’engageaient que sa responsabilité personnelle. Cette visite de sa part, n'était nullement officielle, mais bien une visite privée, comme celle de l'ami qui laccompagnait.
Quand jécrivais : ‘“ d'autres se “ sont engagés privément, mais 30- “ lennellement,” je pensais à M.
Chapleau, comuie à d'autres ; je savais que MON neveu y penserait ; je savais aussi que ni l'an ni l’autre de
nous deux ne croirait que cela voudrait dire que M. Chapleau avait négocié, au nom du gouvernement; pas plus que cela voudrait dire que j'avais fait des concessions ou des compromis d'une nature quelconque.
Vous ajoutez : * La question en jeu “était trop importante pour que “vous ayez accepté des engage- ‘ ments qui ne vous eussent point “ parus autorisés” Quelque i importante que fut et soit la question, je ne pouvais accepter que ce qui m'était donné : des engagements privés et nersonnels, empruntant aux personpages upe certaine solennité, mais n'allant pas au-delà.
Toujours sous l'impression que mon entrevue avec M. Chaplean était une entrevue officielle, où le gouvernement se trouvait engagé d'une manière ou d’une autre, par des promesses en son nom, vous me dites : “ Vous avez ajouté foi. A ce “ point que