‹ Monseigneur Taché répond à M. Tarte [microforme]Chapitre 1 sur 8 · Monseigneur Taché répond à M. Tarte [microforme] · texte numérisé non relu

Monseigneur Taché répond à M. Tarte [microforme]

Les numéros de l'Electeur du 5 et du 6 courant contiennent chacun une lettre que vous m’adressez, parce qu’ ‘il existe, entre vous et moi un ‘* malentendu au suj:t de l’interpré- ‘* tation de certains incidents qui ‘ ont précédé les élections de, 1891.” Trop heureux de travailler à faire cesser ce malentendu, je veux répondre à vos lettres ; cette réponse terminera je débat, du moins de mon côté.

Vous me dites: ‘“Je crois avoir ‘“ quelque raison d’être surpris que “ Votre’Grandeur ait jugé à propos ‘* de ne pas faire à une date anté- ‘““rieure les déclarations qu'’Elle “ vient de livrer à la publicité, les ‘“* premiers quelques jours avant la ‘“conveution du 20 juin, les dernières daus sa lettre à mon adresse ‘ en date du 28 du même mois.

Permettez-moi de vous faire observer que l'étude que j'ai publiée sur le Protestantisme des Ecoles de Manitoba ne se rapporte en rien à ce qui fait l’objet de notre correspondance, et je ne vois pas pourquoi vous y faites allusion. De plus, ce document n’était nullement écrit en vue de la convention libérale à laquelle vous semblez vouloir le rattacher. Ce travail a été complété et signé le 20 avril. De suite, la copie anglaise en a été remise au free Press, de Winnipeg, et la copie frauçaise à la disposition du Manitoba, avec l’entente que les deux journaux publieraient en même temps. Des difficultés qui ne venaient pas de moi, ont retardé cette publication, et

LS

le Free Press, avec sa franchise ordinaire, a expliqué la chose dans son numéro du 23 juin.

Je ne suis donc nullement responusable du retard de la publication d’un article fini le 20 avril et qui n'a paru que quelques jours avant la convention du 20 juin.

Quant à ma lettre à vous adressée, si elle n’est venue que près de quatre mois après vos paroles dans la Chambre des Communes, c’est que tout d’abord, je n’avais aucune intention de vous écrire, et je ne l'aurais certainement pas fait, si vos provocations et défis n'avaient pas été si multipliés. Le 21 juin dernier, vous avez répété ce que vous aviez dit à plusieurs reprises et avez ajouté : ‘Je défie l’'Archevèque Taché de nier.” Il vous paraissait donc encore temps pour moi de relever votre défi; je m'y suis déterminé alors et lai fait de suite. Je n'ai fait que répondre à ce que vous avez dit de moi, citant textuellement vos paroles et ne niant que ce que vous aviez avancé d’inexact et cela comme Je l’ai affirmé, ‘ sans mettre en doute votre ‘“ bonne foi, aimant mieux croire ‘“‘que vous avez agi avec convic- ‘“ tion.”

Dans les deux lettres que vous m'adressez, vous émettez des doutes sur ce que vous aviez préalablement affirmé positivement. Vous désirez de plus amples informations. Je veux bien vous satisfaire, ‘ en m'ef- ‘“ forçant (comme vous le dites de ‘“ vous-même) de m'exprimer avec “ toute la clarté que je pourrai trou- ‘“ ver dans ma détermination de dire “ la vérité sans réticence et sans ar- ‘ rière-pensée.”

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