SCÈNE PREMIÈRE
OCTAVE, RAYMONDE, assise et brodant.
OCTAVE, assis auprès de Raymonde.
Est-ce convenu?
RAYiMONDE.
Non.
Parce que?
RAYMONDE
Parce que c'est mal.
OCTAVE
Qu'est-ce qu'il y a de mal là-dedans? Je trouve cela trèsingénieux.
RAYMONDE
Trop ingénieux!
OCTAVE
Vous ne voulez pas?
RAYMONOn:, so levant.
Non.
OCTAVE
Je crovais que cela vous ferait plaisir, de voir Adrienne tous les jours. Je me suis trompé. Voilà tout.
Ce serait la joie de ma vie, mais pas dans ces conditions-là.
OCTAVE, ironique.
Il y a un autre moyen, alors?
RAYMONDE
Lequc'.?
Avouez tout à votre mari.
RAYMONDE
Tout?
OCTAVE
Tout ce qui vous concerne, vous.
RAYMONDE
C'est ce que j'aurais dû faire avant mon mariage. Je n'ai jamais osé : rougir devant lui, jamais! J'en mourrais de lionte. J'aime mieu.< mourir de chagrin tout bonnement. Ah! je souffre, allez.
OCTAVE
Alors, revenons à mon moyen, qui concilie tout.
Silence de Raymonde.
RAYJI0>'DE.
11 y a des choses que vous ne comprendrez jamais, décidément,
OCTAVE
Je suis donc bien bête?
RAYMONDE
Oh! je vous en prie, ne riez pas toujours et ainsi de toui.