SCÈNE III
OCTAVE, MADAME GUICHARD
Maintenant que nous sommes seuls, vous allez me dire de quel droit vous vous êtes permis de /eair, cliez des gens que
vous ne connaissez pas, faire une scène ridicule et inconvenanle. Heureusement pour vous, vous êtes tombée sur une femme du monde, très-bien élevée et d'une bonté extraordinaire; une autre vous eût fait jeter à la porte par ses gens.
MADAME GUICIlAllD.
Tu as fin. ?
OCTAVE
Et ne me tutoyez pas ici, à haute voix. Pour qui voulezvous cju'on vous prenne? Songez que vous devez être ma <"emrao.
MADAME GUICIIARD.
Quel bonheur ! mais ce n'est pas sûr. Et puis je parlerai comme ça me viendra. Qu'est-ce que c'est que cette enfautî
OCTAVE
Quelle enfant?
MADAME GUICUARD.
L'enfant que tu as amenée ici.
OCTAVE
C'est une enfant.
MADAME GUICHARD
A qui ?
A un de mes amis.
MADAME GUICHARD
A un de tes amis, qui se nomme?
OCTAVE
S'il avait voulu être nommé, il aurait reconnu l'enfant.
MADAME GUICHARD
Et c'est loi qui es chargé...?
OCTAVE
De ni'occuper de l'enfant, en l'absence du père. Je suis son correspondant.