ACTE TROISIÈME
MONTAIGLIN.
Eh bien, mon cher monsieur, meltez-vous là, et procédez.
DIE UDONNÉ .
C'est que, pour la régularité de l'acte, il faut que je sois assisté d'un second notaire.
MONTAIGLIN.
Ou de deux témoin?, je crois?
DIEUDONNÉ
Oui.
MONTAIGLIN.
On trouvera les deux témoins. Soyez tranquille. Mettezvous là et préparez l'acte, pendant que je cause avec monsieur.
Octave parait.
SGÈiNE III.
Les Mêmes, OCTAVE.
OCTAVE, regardant Montaiglin arec anxiété.
Vous m'avez fait demander, commandant?
MONTAIGLIN, après un silence où l'on sent qu'il fait un grand efforl
de volonté pour rester calme devant Octave.
Oui, j'ai à causer avec... toi... (octave l'éludie encore du coin
de rœll et l'attitude de Montaiglin le rassure.) J'ai parlé à ma femme.
OCTAVE
Elle a compris tout de suite, n'est-ce pas?
MONTAIGLIN.
Eh bien, non, elle n'a pas compris.
Comment cela?... Vous nviez compris tout do suite, vous...
66 MONSIIÎLK ALPHONSE.
MONTAIGLIN.
Oui; mais, tu sais, les femmes ont des idées à elles. Raymonde est Irès-attachéc à cri le enfant.
OCTAVE
MONTAIGLIN.
Déjà?
OCTAVE
En deux heures do temps?
MOXTAIGLIN.
Les bons cœurs sont prompts.
OCTAVE
Alors, madame de Montaigiin...?
MOXTAIGLIN.
Refuse absolument de rendre Adrienne.
OCTAVE
Et les raisons qu'elle dotme? Car, enfin, il faut qu'cllo donne des raisons.
MONTAIGLIN, très-calme.
Ne t'emporte pas. Ses raisons ne sont pas mauvaises. Ello prétend d'abord que tu n'aimes pas cette enfant.
Qu'en sait-elle?
MONTAIGLIN.
Adrienne t'appello monsieur Alphonse; tu l'as vue cinq ou six fois dans ta vie; (u la cachais à ta future, et tu ne l'as amenée ici que pour la lui cacher encore mieux, pour t'en débarrasser, disons le mol; comme tu neveux la reprendre que parce que madame Guichard fait de cette reprise la condition, sine qiia non, du mariage projeté entre vous, à l'heure qu'il est, cette enfant te représente cinquante mille livres de rente; voilà pourquoi tu tiens à elle... Que,