SCENE II
Les Mêmes, MONTAIGLIN.
montaiglin.
Je suis un peu en retard, j'ai été retenu à Paris, (a Raymonde.) Tu n'as pas été inquiète?
Non, mon ami. J'ai bien pensé...
EUe lui montre Octave.
MONTAIGLIN.
Tiens, te voilà, toi, mauvais sujet I Je te croyais mort!
OCTAVE
Mon cher commandant, je savais que vous partiez demain, et, foraine je ne vous ai pas vu depuis plusieurs années, je voulais vous présenter mes respects avant votre départ. Et
puis j'avais à vous dire beaucoup de clioses, dont j'ai déjà touché deux mots à madame de Montaiglin ; mais madame ne veut rien conclure sans votre consentement. Et puis il y a, dans cette affaire, bien des détails qu'on ne peut donner qu'à un homme. Ce n'est pas pour rien, n'est-ce pas ? que vous m'appeliez mauvais sujet tout à l'heure. — Madame de Montaiglin, bouchez-vous les oreilles.
UAYMONDE.
J'aime mieux vous laisser ensemble, j'ai des préparatifs à surveiller.
MONTAIGLIN.
Tu as l'air triste.
RAYMOXDE.
Comment serais-je gaie la veille de votre départ? Qu'est-ce que je suis sans vous?
MONTAIGLIN.
Ce voyage sera le dernier.
Dieu le veuille !
MONTAIGLIN, l'embrassant.
Et il ne sera peut-être pas aussi long que tu le crois. Va, mon enfant, va.
Il l'embrasse eocore.