LE E A U O N
Ma foi , mon cher ami , tu es arrivé fort à propos pour m'cmpêcher de faire la plus haute sottise. Grâce à toi, tout est rompu, il n'est plus question d'arrangement, ni de mariage, nous allons plaider, et Injustice en décidera.
Vous avez, du caractère, Baron, c'est fort bienj mais ces jeunes gens à qui vous aviez donné l'espoir d'être bientôt unis...
LE B A n o N.
Ils attendront.
Ils s'aiment.
LE B A r. o If .
Tant mieux.
k n o u I L L o If .
Ils vont se désespérer.
LE BARON
Tant pis.
Le j«unc Auguste est capable de fiùrc quelque extravagance.
LE BARON
Heijn!
JTai entendu parler d'un projei d'^-nlcvemepi.
LE B A n O N.
Il aurait reffronteiie...
BK OUI LLON
Ali ! aliî je n'oserais répondre de rien. LE B A r» o N.
Mais ma fille ne consentirait pas à me quitter^ et mes gens qui la surveillent....
Sans doute, vous pouvez vous en rapporter àeiLXj cependant, moi, à votre place....
LE B A r. o N.
Hé bien ?
Ce vieux Dumont, qui aime tendrement ces jeunes gens, qui les a vu enfants, qui les voit malheureux, ne pourrait-il pas s'attendrir sur leur sort , et alors prêter les mains...
LE BARON
Tu crois qu'il oserait servir un pareil projet.
' 'Je suis convaincu que si cela arrivait, cela serait bien maigré lui : c'est le plus brave liomme du monde , qui vous est sincèrement attaché , mais d'après ce que j'ai cru entendre...
LE BARON
Quoi donc .'* parle.
Impossible , je puis me tromper : ce ne sont que des conjectures , mais il faut attendre.
LE BARON
En attendant, je vais commencer. par chasser ee drôle do chez moi.
Je demande grâce pour lui , à moins que vous n'ayez d'autres motifs.
LE BARON
Holà ! Dûment ! Dumont I