SCÈNE V
LE BARON, BKOUILLOX, DUMOIST.
BROUILLON, r embrassant.
Hé bon jour , mon cher Baron.
J'allais le trouver , et sans ma maudite goutte...
BROUI LLO N.
Le fruit de vos petites guerres , Baron. Cela vous rappelle vos galants exploits. Ma'foi, je vous trouve bien, très-bien.
Vraiment.
Vous rajeunissez , je 'ous asçure. Et comment vont les plaisirs, la pipe, les échecs, le do;nino? Nous verrons tout cela. ( Apercevant Dumont.) Ah ! ah ! encore ce vieux Dumont.
LE BARON
Il est un peu cassé , c'est vrai.
Cà ne peut plus aller , j'ai quvlque chose qui vous conviendra bien mieux. ( A Dumont. ) Te voilà, mon ami. ( // lût frappe sur l'épaule.) Toujours ligneux, fidèle et sincèrement attaché à ton maître, n'est-ce pas;'
Oui j Monsieur; quoiqu'il me gronde souvent,
BROUILLON, a pari.
Comment il est toujours aussi brusque, aussi bourru? Prends patience , vas , je te placerai dans une autre maison où Ton saura mieux apprécier tes bonnes qualités. LE BARON, a Brouillon.
Sans façon, tu casseras bien une croûte avant le dîner?
Volontiers, mais peu de chose : quelques œufs brouilléi seulement.
LE BARON
Dumont, vas porter les effets de M. dans son appartement.
J'y vais, Monsieur.
Dumont ! Dumont ! je te recommande un petit carton bleii qui est sur le siège du fond . dans mon fiacre. DUMONT, sortant.
CeIasu£Qt, Monsieur.