‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 123 sur 132 · ACTE TROISIÈME 20S · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME 20S

MONSIEUR CÉSARIN, à Marcellin.

Vous n'êtes pas heureux décidément, ce soir, Entre la fugitive et l'actrice fantasque!

MARCELLIN, effondré.

C'est ma chance!

LE COMTE, apparaissant au fond.

Apportez tous les tambours de basque !

(A M. Césarin et à Isabelle.) Vous deux, côté jardin... Marcellin, côté cour! (Il disparaît.)

MARCELLIN, navré.

S'il croit que j'ai le cœur à jouer du tambour!

MONSIEUR CÉSARIN, tenant les tambours de basque. Eh bien, demeurez là.

(A Isabelle.)

Vous, ma chère Isabelle, Comme il faut malgré tout garder sa clientèle, Composez à ma place un aveu bien tourné, De bon goût mais pourtant assez passionné, Que Rosereine veut — quel siècle lamentable! — Glisser au prince Igor en se mettant à table.

MARCELLIN, sursautant, et outré.

Vous me faites cela?

C'est très contrariant, Mais je ne peux pourtant pas perdre un bon client.

MARCELLIN, scandalisé, désignant Isabelle. Et qui donc chargez- vous de cet aveu burlesque?

Cher ami, l'on m'attend pour le concert mauresque! (A Isabelle, à part, avant de remonter.)

L'instant est décisif, le chemin aplani, Employez le moyen que je vous ai fourni.

(Il s'esquive par le fond, non sans avoir envoyé un dernier signe d'encouragement à Isabelle.)

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