‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 127 sur 132 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MARCELLIN

Mais son signalement? Son nom? Je ne sais rien!

(Désespéré, cherchant un appui.)

Ne m abandonnez pas, ma petite Isabelle!...

Au fait... je me souviens... Et vous? Cet infidèle?

Ce sot qui vous néglige... et qui n est qu'un serin?

ISABELLE

Oh! moi...

(A part.)

Suivons le plan de monsieur Césarin.

(Haut.)

C'est un homme important... moi je suis peu de chose. Et cette différence à mon bonheur s'oppose.

MARCELLIN

Evidemment.

ISABELLE

Ce qui pourrait me convenir Ce serait...

MARCELLIN

Un grillon... un grillon d'avenir.

ISABELLE

Tiens, je pense à quelqu'un!

MARCELLIN

A qui?

ISABELLE

C'est un mystèie,

MARCELLIN, retombant dans sa tristesse-.

Et moi je reste la victime solitaire!

ISABELLE, émue, à part.

C est l'instant... mon cœur bat...

MARCELLIN

Ah! le calice est plein!

ISABELLE, à part.

Allons-y. •

(Haut.)

Le temps presse... Il faut bien, Marcellin, M' acquitter du pensum que mon oncle m inflige. Nos gens vont revenu, il faut que je rédige Cet aveu poétique,, et pourtant chaleureux, Que Rosereine doit à son bel amoureux Glisser dans un instant.

MARCELLIN

Avec votre culture Rester modestement ainsi dans la couture, C'est inimaginable!... Ecrivez donc ce mot.

ISABELLE, la plume à la main, semblant réfléchir avant d'écrire. Voyons, un mot très tendre... et pourtant comme il faut,

MARCELLIN, à soi-même.

Cette inconnue... enfin qui ça pouvait-il être?

Je ne vois qu'un grand mur tout noir de ma fenêtre...

Ce n'est pas au-dessus... ce n'est pas au-dessous...

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