‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 46 sur 132 · sa-belle · texte numérisé non relu

sa-belle

Soignez le délié... Forcez un peu le plein... Les deux L... très bien... Vous lisez?

ISABELLE, avec un sanglot.

Mar-cel-linL.

(Elle a laissé tomber la plume et sanglote doucement dans ses mains, cependant que M. Césarin et sa femme échangent un regard attendri.)

RIDEAU

Le décor représente un élégant salon chez Rosereine.

Au fond, au milieu, une porte donnant dans un autre petit salon. Une porte à gauche donne dans l'antichambre; une autre, à droite, donne dans la chambre de Rosereine.

Au fond, légèrement à gauche de la porte, une cheminée sur laquelle se trouve une statuette de l'Amour, le doigt sur les lèvres; à gauche de cette cheminée, un guéridon portant des verres, quatre flacons, un sucrier et une assiette remplie de gâteaux.

En scène : à droite au premier plan, une petite table; à gauche, un canapé; des chaises çà et là, notamment de chaque côté de la petite table.

A droite, au fond, une psyché.

Au lever du rideau, Isabelle est assise à droite près de la table sur laquelle une tête à poupée s'orne d'un somptueux turban à plume blanche et un « champignon » d'un autre turban plus modeste. Elle paraît travailler avec un zèle excessif, s'arrête pour tendre l'oreille dans la direction de la porte du fond, se lève pour aller rapidement écouter si personne ne vient et, revenant en scène, sort bien vite un livre d'un carton à chapeau. Elle ouvre ce livre et se met à lire sur le ton des écoliers répétant une leçon.

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