SCENE IV ISABELLE, MADAME CÉSARIN
MADAME CÉSARIN, examinant le beau turban.
Très bien, cette coiffure.
ISABELLE
Ce n'est pas difficile, avec une gravure.
MADAME CÉSARIN.
Vous êtes une artiste, allez!... On s'y connaît. Vous m'avez joliment réussi mon bonnet!
Vous portez tout si bien, madame.
MADAME CESARIN, rectifiant.
Non, marraine...
Vous êtes une artiste!... Est-ce qu'à Rosereine, Si vous n'aviez pas eu cette adresse et ce goût, Eté celle à la fois qui compose et qui coud, Césarin eût osé recommander sa nièce?
(En confidence.)
Pour qu'elle surveillât celui qui l'intéresse?
ISABELLE
Répétez-moi, madame, encore, obligeamment, Que jamais Marcellin ne sera son amant!
MADAME CÉSARIN.
Ce fut pour empêcher la chose de se faire
Que Césarin surtout accepta cette affaire.
Vous voyez qu'il a dû s'y prendre comme il faut,
Puisque notre amoureux croque encor le marmot...
Mais si ça se faisait ce serait, j'imagine,
Si bref...
r ISABELLE.
Mais j'en mourrais!... Si! Si! de la poitrine!. Enfin nous verrons bien... J'ai fini mon turban Et vais à la soubrette emprunter du ruban Pour la robe du shah... Pas la bête à moustache...
(Après un petit effort de mémoire.) L'un finit par un &.. mais l'autre par une h.„ (Elle sort à droite.)