‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 69 sur 132 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

[EUGÉNIO.

Ah çà, vous plaisantez? ' C'est la scène où l'on voit le mieux mes qualités!

LMONSIEUR CÉSARIN.

Prenons lorsque le prince entre en disant : Maroufle !

EUGÉNIO.

C'est ça, quand j'entre!

MONSIEUR CÉSARIN, apercevant Isabelle à laquelle il fait signe kde venir s'asseoir à droite au premier plan.

Il faut qu'Isabelle vous souffle.

ISABELLE, intimidée, à M. Césarin qui lui donne un manuscrit. Mais... je ne saurai pas...^

LE COMTE

En deux mots, résumons.

ROSE REINE

Nous sommes fiancés...

EUGÉNIO.

Tous deux nous nous aimons...

LE COMTE

Le vieux sultan jaloux la retenait captive, Elle s'est évadée, il languit...

ROSEREINE.

Et j'arrive.

Le prince entre et s'adresse au grand vizir...

EUGÊNIO, simulant une entrée en scène et déclamant.

Partez !

Vous êtes un maroufle !

(S'adressant violemment à des personnages imaginaires.)

Et vous, gardes ! sortez ! (A soi-même.)

Le grand vizir est-il ou n est-il pas complice?

(S'interrompant pour expliquer son jeu de scène.)

Je jette un long regard haineux dans la coulisse.

(Continuant le texte de la pièce.)

Ou n est-il pas complice?^... Ecartons ce souci... Mais qu aperçois- je, ô ciel !

(A Rosereine qui simule à son tour une entrée.)

Kadoudja ! Vous ici?

Vous que le vieux sultan au fond de sa tanière, De son sérail enfin, retenait prisonnière?

ROSEREINE.

T ai pu m enfuir, m étant procuré ces habits, Par les mouche...

(A Isabelle.) Comment?

ISABELLE, soufflant.

Par les moucharaby s !

ROSEREINE, reprenant son rôle.

Mon Igor !

EUOÉNIO, même jeu.

Kadoudja ! Quel bonheur est le nôtre !

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