‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 70 sur 132 · ACTE DEUXIÈME lit · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME lit

LE COMTE, qui suit sur un manuscrit.

Ils se jettent, je vois, dans les bras l'un de l'autre.

MARCELLIN, visiblement agacé depuis le début de la scène. C'est peut-être beaucoup... S'ils se serraient les mainsi5

Ce n'est pas une scène entre cousins germains! (Aux artistes.)

Allez!

EUGÊNIO, reprenant la scène avec Rosereine dans ses bras.,] Je suis heureux !

ROSEREINE. \

Et moi je suis contente !

Il faut fuir, mon Igor, nous vivrons sous la tente^ Nous vivrons dans les champs...

(A Isabelle.)

Les champs de quoi?'

Dalfa...

ISABELLE, soufflant.

ROSEREINE, reprenant.

LE COMTE, à Eugénio.

Vous l'entraînez du côté du sofa.

D'alfaT

MARCELLIN

Pourquoi faire? Ils sont bien!

On s asseoit, quand on cause

EUGÉNIO.

Et puis avant de fuir, monsieur, on se repose!

DÉSIRÉ

Et puis c'est du théâtre! Et du meilleur qui soit! Lorsqu'au théâtre on dit: «Sauvons-nous», on s'asseoit!

IGNACE

De même que les cris doublent de violence

Chaque fois que l'on dit : « Parlons bas! », ou « Silence! »

LE COMTE

Allez-y !

ROSEREINÈ, reprenant la pièce.

Fais seller deux coursiers frémissants^.

Interroge la roule avec tes yeux...

ISABELLE, soufflant.

Perçants!

ROSEREINE.

Et partons !

EUGÉNIO, avec une ardeur artificielle.

Pas encor ! mettons l irréparable Entre nous, ma princesse, et cet homme exécrable Nous haïrons après, commençons par aimer ! Regarde V horizon qui vient de s'enflammer, V astre du jour avant de finir sa journée Veut nous servir encor de flambjau d?hyménêe! Entre nous, ma princesse, et cet affreux tyran Qui n est pas ton époux, pas même ton parent, Mettons V irréparable aventure, te dis- je !

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