‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 91 sur 132 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MADAME CÉSARIN.

Nous allons entamer ma galantine.

Et nous dirons du mal de monsieur Lamartine!

MADAME CÉSARIN, mettant son chapeau.

Je vais préparer un dîner consolateur.

MARCELLIN, sur le point de sortir.

Et moi, donner contre-ordre à mon restaurateur.

ISABELLE

Tâchez de supporter vaillamment cette épreuve : En mourant, vous feriez presqu'une demi-veuve.

MARCELLIN

Demi-veuve? Qui donc?

ISABELLE

Celle qui chaque jour Sans manquer vous envoie une lettre d'amour.

MARCELLIN

Pauvre femme!

(L'espoir lui revenant tout à coup.)

Au fait non! Je vais lutter encore!

Rosereine ne peut aimer ce mirliflore!

*Non! C'est trop anormal, trop irrationnel! *Ce n'est qu'un intérêt tout professionnel * Qu'elle porte à ce fat aux airs de mousquetaire! *Je vais m' excuser de l'outrage involontaire, . *Et la reconquérir!... Préférer un pantin, *Une marionnette, un simple cabotin,

*Au ciseleur de mots, à l'ouvrier du verbe, 'Préférer Scaramouche à Ronsard, à Malherbe! C'est à mourir de rire, et je me ressaisis!

C'est cela, pour ce soir au diable les soucis!

MARCELLIN

Je cours et vous rejoins... Je l'aime! je l'adore! (Il se sauve.)

Page 1