CHAPITRE XXll
Second dénoAment.
— 11 semblerait, — ajoutai-je après un temps, — que rhistoire de Justin Rouan dut s'arrêter à cette page fortunée. Il n'en est pas ainsi malheureusement. Trois mois avant les fiançailles, M"® d'isemay mourut des suites d'une chute de cheval. Privé désormais de son ange gardien, Ronan s'en revint à Paris, où peu à peu ses anciennes habitudes le reconquirent. Aujourd'hui, vous le voyez sans courage, mais non pas sans verve, continuant le métier littéraire uniquement parce qu'il l'a commencé, semblable en cela à beaucoup de jeunes gens d'aujourd'hui, fils d'une génération intermédiaire, arrivant à la chute du romantisme qui n'a pas voulu d'eux parce qu'ils étaient
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trop jeunes, et atteDdanl le leTer d'une nouvelle école pour laquelle ils seront trop vieux.
— Laissez-moi donc tranquille avec votre romantisme et avec vos écoles ! s'écria M. de Gupidon ; la littérature est toujours une ; arrivez quand bon vous semblera, sans vous inquiéter de la date ni de l'heure, dites ce que vous avez à dire, et ensuite allez-vous-en. La passion et l'esprit sont de toutes les époques.