li:iK DE (.IPIDON
Suzon poussa un cri d'effroi, et n'eut que le temps (le monter à une échelle qui conduisait au grenier...
Il n'hésita pas à la suivre dans ce nouveau chemin. — et, parvenu au dernier échelon, il passa hravernent la tète — et puis le corps, par la lucarne étroite <ni elle avait disparu.
Suzon s'était blottie dans une meule de foin, où il ue l'aperçut pas d'abord, — mais il tâtonna si bel et si bien, que de tâtonnements en tâtonnements il en vint à découvrir son pied — puis sa jambe — et puis le reste — et que, ma foi, de hl en aiguille, Suzon allait peut-être payer cher sa résistance , — lorsqu'une voix brutale vint changer le dénoûment.
Une sorte de rustre était devant lui et le menaçait d'un gourdin.
— Sacrebleu * ! criait-il furieux , nous allons en dégoiser, monsieur renjùleur de filles! Attends, gringalet! faisait-il en retroussant ses manches; pare celui-là, mon beau gars !
M. de Cupidon comprit que le danger était pressant; il se mit à tourner autour de la meule, dont il se fit un rempart. Mais, après quelques instants de ce manège, le paysan, impatienté, fendit la meule d'un coup de pied , et marcha sur lui en levant son bâton.
I Autrefois il eiit dit: — Vftiln'gue! morgue': on taliguoi ! jarni ! jnrninbille! jirnicotnii ' 'NOTF. PK l'f.DITEI'R '
MONSIEin DE Cl l'inON 313
A ce iiionient, M. de Cupidon se ressouvint qu'il était dieu — et, lilanl à {)oint entre les jambes de son adversaire, il s'envola par la lucarne, sous la fornif d'un bel ange ailé, — et remonta vers le ciel, où on le vit peu à peu disparaître disparaître disparaître