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3o6 M. DE l'jÉTINCELLE,
« On a beaucoup plaisanté de la décon- V venue de la police au siijet de lévasion » d'un des olficiers compromis dans la der- » nière conspiration. Nous croyons que les » bonapartistes elles libéraux devraient se j) moutrer un peu plus disciets sur cette af- » faire, ne serait-ce que par respect pour » la vie privée. Mais au bonheur de trouver » l'administration en défaut , les libéraux » sacrifieraient jusqu'à l'honneur des con- » spirateurs eux-mêmes. Il paraît certain » que le faux avis qui a conduit les agents » de l'autorité dans la maison du capitaine » B... n'était pas précisément une mystili- » cation dirigée contre la police, mais la » vengeance d'un amant dédaigné, qui » voulait faire surprendre un rival plus heu- » reux : celui-ci, en se laissant arrêter » pour le mari dans sa propre robe de » chambre, aurait donc fait un acte de ré- » paration plutôt que de dévouement.
» Toutes les femmes de nos bonapartistes » ne sont pas aussi chastes que madame de » Lavalette. »
Quelques renseignements pris au bureau
du journal firent penserque cet article était communiqué.
C'était là, en tout cas, une cruelle vengeance de la police, si la police était l'auteur de cet article, car personne ne pouvait relever cequ'il contenait de calomnieux. L'officier dont on flétrissait Thonneur était proscrit et contumace; le parent qui s'était dévoué pour lui, n'importe dans quel but, était en prison, jusqu'à ce que l'autorité supérieure eût décidé si on devait le mettre en jugement. Plusieurs jours se passèrent avant que le même journal insérât ces deux lignes, que personne ne lut peut-être : « On nous reproche d'avoir dernièrement » cherché à dénaturer le dévouement du pa- » rent de M.B..., un des prévenus contuma- » ces dans le complot du mois de... ; nous » mentionnons très volontiers la réclama- » lion anonyme qu'on nous adresse à ce » sujet ; nous ignorions que notre récit pût » atteindre un des fidèles gardes du corps « du roi, que cet événement forcera, as- » sure-t-on,de donner sa démission. »
En dernière analyse, quoique chacun ra-
3o8 M. DE l'étincelle.
contât l'arrestation de M. d'Armentières au lieu et place du capitaine Babandy , avec une variante particulière, l'opinion la plus générale fut que la police avait à son insu mis au grand jour les preuves de la liaison coupable d'Odille et de son cousin.