‹ Monsieur de Roberville (volume 2)Chapitre 14 sur 24 · CHA.P1TRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHA.P1TRE PREMIER

Essajons de rire encore.

i3ïx mois s'étaient écoulés. Rober- Tille était revenu à lui et à ses occupations. Sœur Adélaïde commençait à réfléchir : le temps est l'infaillible consolateur. Déjà elle sentait que Dieu n'est quelque chose , que lorsque les passions ne sont rien^ et elle avait vingt -utx ans! Les derniers conseils de madame de l'Oseraie lui revenaient souventà la mémoire; l'idée de Sia prétendue dégradation Vcn effaçait; le souvenir de Rober- 11. I

3 MOlfSlEUR

TÎlIe s'afiaiblissait, elle besoin d'aimer se faisait sentir. Osera-t-elle déclarer à ses supérieures que la vie monastique lui est à charge , qu'elle ne peut plus la supporter? Quel sera soii sort 9 maintenant que ses biens sont partagés entre sa mère et ses frères? Consentira -t- on à les lai rendre ^ ou vivra-t-elle d'une pension quelconque quW voudra bien lui accorder? Donnera-t«eile aa monde le spectacle d'une femme sans carac^ tère ? s'cxposera'-t-eUe h ses naille-< ties ? Toutes ces considérations Fenchalnaient dans son clolire. Le temps des épreuves expira, et ce fut au milieu de ces incertitudes , de ces irrésolutions , qu'elle prononça des vœux téméraires. Beaucoup d'amour, une dévotion mal entendue et un orgueil déplacé , voilà ce qui faisait des Carmélites.

Roberville pensait quelquefois k celte Adclct II ne çpiicevait pas qu'on

DE ROBERVILLE, ^

e fit religieuse sans vocation, quand ni n'a rien à se reprocher, seuleii>cnt >ar humeur. Il ne concevait pas darantàge qu'il eut été mortellement [naïade du regret d'avoir fait une chose toute naturelle^ et sans aucun plan de séduction : tant il est vrai que uôlre naanière de voir les choses dépend duaiomeiit, de la prévention, d'ud sang pjus ou moins écbaufTé.

(( Plus de projets de chasteté, dismii-il; 0 il n'y a qu'un fbu qui en fasse ^ et n u'un homme im^puissant qui les » exécute.»

M. de Merlicourt , qui aimait beaucoup Robervîlle, ne Tavaitpas perdu de vue un moment. Eii rapprochant les circonstances , il avait reconnu que madame d'Àchicourt s'était punie d'avoir eu du plaisir ; et que son amant l'avait à peu près oubliée, ce qui arrivé toujours , et ce qui n'empêche pas de jurer amour éternel de la meilleure foi du monde , après

avoir fausse viugt ou trente de ces sermens. M. de Merlicourt avait conclu de tout cela , que ce qui était arrivé à un^fen^me très-sage , pourrait arrivera la sienne^ quelaprendre jolie n'est pas toujours la prendre pour soi ; que la prendre laide , n est pas agréable ; que la prendre ricfie est inutile , quand on a soi-même des biens considérables ; enfin ^ qu'on peut se passer d'héritiers de son fait, quand on n'a qu'un nom obscur à leur transmettre.

Cependant Merlicourt n'avait pas la manie des projets , et avec la facîlité de satisfaire tous ses goûts , il se serait bien gardé d'imiter ce pieux roi de France , qui mourut d'un excès de continence. Il avait fini par croire que rien n'est plus commode qu'une maîtresse. On paye , il est vrai , mais on a du plaisir pour son argent* Une fille couverte de diamans fait bon* neur au maître , comme une livrée

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riche el uu alielage élégant. On est trompé sans doute ; mais il vaut mieux l'être par sa maîtresse que par sa femme; et puis on a la ressource de s'en défaire, sans formalités et sans frais, quand on en est mécontent ou fatigué. D'après ces raisonnemenSy qui ne sont pas moreaux du tout , mais qui forment le code de la plupart des gens du grand inonde , Merlicourt avait pris à ses gages une femme charmante.

11 s'était bien gardé de la faire voir à Roberville , pendant qu'il en était amoureux : il savait quMl y a au moins imprudence à présenter à une femme \xn homme plus jeune et plus aimable que soi. Mais le temps , qui use tout , ayant usé cet amour-là comme tant d'autres , et madame ^d'Aiys n'étant plus pour Merlicourt qu'un objet de luxe, il voulut que Roberville enviât son bonheur passé , et applaudît à sa

magnîfjccnce. Il l'invita à souper dans sa pethe maison y un soir que madame d'Alys avait été à TOpéra éclipser des princesses , et prouver à d'honnêtes bourgeoises que si la sagesse est salisfaisanle , la volupté est lucrative.

11 eût été bon alors qu'on dédoniluagçfu ces petlics femmes qui re* fusent tout a leur cœur et à leur vanité ; qui ne s'élèvent jamais au-dessus de leur pot au feu , et qui s'ennuient vertueusement chez elles, en marquant d'un signe quelconque celles qui les dépouillent avec impudeur* Un nœud de ruban jaune sur la tête, par exemple, les cheveux coupés de telle ou telle manière» auraient dit:

cette femme est une Jille, Eloignezvous d'elle , jeunes personnes qui craignez le souffle de la con^uption^ et la femme-fille , Isolée partout, eût été forcée de rester chez elle.

Dès " lors , plus de diamans , de

DEROlîERVILLK. 7

carrosse ; autant d'économies pour le monsieur et sa triste famille. Heu»

reusement cette mesure serait inutile aujourd'hui, que tous les hommieg eut des n<£urs> et les petites iillcs de la modestie. Revenons.

RoberYille ne pensait pas 'k payer la pension de sa femme. On ne lui demandait rien , et son dernier amour , qui l'avait exclusivement occupé , et sa maladie , et sa longue convalescence , et ses projets de réforme administrative , tout avait concouru à lui faire oublier à pcK près qu'il était marié. 11 s'était ce«pendant passé des choses assez pi<quantes pour le tirer de cette espèce d^apathie, s'il en avait eu connais^ fiance.

M. de Vercourt, notre mousquc* taire j n'avait pas eu le temps de se rassasier des charmes de la séduisante Rose. Un éclair de plaisir dérobé pendant que le mari jouait au Robiuson,

une nuit ébauchée, voilà où le sort avaitborné ses jouissances, et quinze jour d'arrêts échauffent singulièrenient uile jeune tête. Le commissaire ' de police avait nommé lexouvent où il allait conduire sa belle, et un offi« cier ne peut mietix occuper ses loisirs, qu'à faire des plans de siège et à combiner les attaques du fond de fta chambre.

C'est ce que fit M. de Vercourt.

Un domestique affidé allait reconnaître les dehors de la place. 11 examinait attentivement les murs extérieurs; il jugeait leur élévation; il étudiait la position des bâtimens ; il comptaitles croisées; il venait rendre compte de tout à son maître^ qui,, le crayon d'une main, la gomme élastique de l'autre^ , traçait , etlaçait,^ corrigeait, et qui parvint à faire, sous les yeux de son espion , ua plan assez exact du couvent des Repenties ; qui ne luisjeryit à rieijL.

DE ROBEUTILLE. Q

Si la prévoyance est ulile en guerre , ce sont presque toujours les circonstances qui la dirigent.

Quand les assiégeans ne sont pas eu force , ce qu'ils ont de mieux k faire , c'est de se ménager des intelligences dans la place , et c'est ce que tenta M. de Vercourt. Son éclai^ reur fut chargé de séduire la lourière, ce qui n'était pas facile. Elle était vieille, et l'âge aigrit* le caractère.

Elle avait toujours été laide, et son cœur était} resté froid. Privée longtemps de toute espèce de jouissance, elle avait fini par s'en faire une , c^était de tourmenter les autres.

Cette femme se montra donc incorruptible. Cependant elle avait aussi son côté faible : elle aimait passionnément le café, les confitures et les liqueurs des îles. Elle l'avait laissé entrevoir^ mais pour causer un quartd'heure avec elle y il aurait fallu faire au moins sa provision d'un an ,

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et Vercourt avait perdu ce qui restait de ses cinquante louis, en jouant avec des camarades qui venaient le consoler pendant sa captivité. L'argent., l'argent !

C'en le ocrf de k guerre ainsi qae des amoars.

Il fallut donc se résoudre h eitiporter la place d^assaut. Cela ne coûte rien ^ et n'est pas dangereux y quand ou n'a que des nounes à com^ battre. Les préparatifs se bornaient à une échelle de trente pieds, et il y a des échelles partout. Un cou* vrcur, arpi de l'espion^ consentit à en prêter une.

Une parlie des murs formait un côté d'une rue étroite, et déserte la nuit. Rien de facile comme.de monter et de descendre. Trouver la cellule de Rose^ ne Tétait pas du tout.

Au pîsaller , la première incursion ne serait qu'une rccounaissance des lieux.

BK ROBERVILLË. Il

Vercouri sort h miunit de l'hôtel des Mousquetaires^ Ses provisions de bouche se composent de quelques massepains et d'un carafon de liqueur.

Ses munitions ^e guerre sont dans son audace et son agilité. Il arrive.

Le couvreur et son laquais tiennent le pied de l'échelle. Il monte. Ses aides -de - camp montent après kii^ et aident à passer l'échelle de l'autre côté du mur. Notre héros descend dans le jardin et se recommande à la fortune. 'Les deux autres se sont fait ouvrir un cabaret pour l'attendre plus commodément.

Voilà le bel officier parcourant les allées f rôdant autour des bàtimens, écoutant à toutes les portes et les trouvant toutes fermées. Il eût su

où était la cellule de Rose , sans eu être plus avancé. Que fera-t-il?

s'en retournqr , et n'en pas savoir davantage , autant vaudrait notre pas venu. Le lendemain y les portes

1% MÔNSlEtTl.

deront fef;^iées encore. Elles le sont probablemeul toutes les nuits : voilà qui est désespérant , diabolique, a Morbleu , disait-il , les mousque- » taires ont pris Valenciennes , el V je ne tirerai pas ma maîtresse d'un .D couvent I« 11 adopte , il rejette cent desseins plus fous^ plus inexécutables les uns que les autres. Il va^ il vient 5 il se démené. Il se casse le nez contre un grand crucifix de })ois. Il en fait le tour en jurant.

Le piédestal est creux. En jetant dans les broussailles les instrumeùs aratoires qu'il recèle , Vercourt pourra s'y cacher. 11 a de quoi vivre pendant une journée, et cette journée peut amener quclqu'incidenl heureux.

Pendant qu'il se livre à des espérances fort incertaines , la cloche de Téglise commence à sonner, et

DE ROBERVILLE- }5

hicnlôt il voit des lumières à toutes les croisées. Les nonnes, pensa-t-il , vont chanler les matines. 11 n'est pas impossible que Rose passe prèji de moi ; je tirerai le bas de sa robe ; felle comprendra qu'elle a ici un libérateur. En effet, la communauté en corps défile devant Vercourt , mais il He voit que des religieuses.

Eiles se rendent à l'église , et lè mousquetaire n'a pas plutôt entendu leurs voix aigrelettes , qu'il sort de dessous son piédestal , et se rapproche des bâtimcns.

Bonheur inattendu ! la porte par ou ces dames sont sorties , est fermée a double tour; mais le trousseau de clefs est resté à la serrure, soit qu'on Ty ait oublié, ou que, se bornant à s'assurer de leurs prisonnières , les religieuses fussent sans inquiétude sur les enireprises du dehors. En effet, comment soupçonneraient - elles qu'on fût assez

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hardi pour violer l'asile des épouses du Seignear ?

Yercourt entre , il monte à tâtons* 11 frappe bravement à la porte de la première cellule. Elle était habitée par une religieuse octogénaire, dispensée , en raison de son âge , d'assister aux offices. « Ouvrez , dit )> la bonne dame. Oii loge madame » de Roberville, demande Vercourt?

» Vous me direz cela , vous qui , ji sans doute , êtes ici comme elle » pour expier vos jolis péchés. — • 9 Saint- Augustin ! c'est un homme!

» Et pour qui me prend-il ? Au feu ! w au meurtre ! i^ Et la vieille s'agite dans son lit, d*oîi elle ne peut s'ar-^ racher. Au feu, soit, crie Vercourt rassuré par l'impuissance de son ennemie ^ au feu j au feu ! et il continue de crier en parcourant les corridors.

A ces cris redoublés ^ dix-huit ou vingt jolies pécheresses sortent eu

DE ROBXR VILLE. l5

chemise de lears cellules. Quel enchantement , si le soleil eût éclairé cette scène délicieuse et burlesque ! Vercouri appelait Rose , et en attendant que Rose répondit, il tâtonnait partout 5 et s'en trouvait fort bien.

11 distingue enfin la voix chérie. 11 se nom me : (c Habillez-vous , lui dit- » ii^ et partons; il n'y a pas un mo- » ment à perdre. — Je ne demande )) pas mieux , mon ami. Oh ! par » grâce, emmenez-nous aussi, s'é- » crièrent toutes les autres à la fols. » ' — Parbleu ^ je le veux bien. Al- » Ions , mesdames , hâtez - vous, ji Faire le bonheur général et le » sien , c'est être doublement heu?

» reux. »

Des prisonniers , qui soupirent après leur liberté , ne perdent pas de temps à. leur toilette. En deux minutes nos espiègles s'ont dans le jardin. L'uqie n'a pu trouver un bas; il manque à l'autre un de ses soa-

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liers. Celle-ci est sans fichu , cellelà sans bonnet; mais n'importe. La libellé, la liberté,, on ne voit que cela 5 on ne pense qu'à cela. On s'élance sur l'échelle ^ on se met à califourchon sur le mur à mesure qu'on monte. Vercourt tire l'échelle après lui , aidé par deux de ces dames , qui s'écorchent un peu les doigts , mais qui n'y font: pas attention.

Le domesti(Jue et lé couvreur attendaient de l'autre côté. Ils nç savent que penser en voyant cette file de femmes symétriquement rangées sur une muraille. Leur incertitude est promptement dissipée. On descend comme on était monté; on s'éloigne à grands pas , et on laisse le couvreur stupéfait , disposer do son échelle comme il Tentendra.

«Voyonsj mesdames, qu'allez-vous » devenir, dit Vercourt^ quand on » fut au bout de la rue ? Je nMmagine

SE RÛ BERTILLE, \^

o pas que vous pensiez à relonrner n chez vos maris. Le ciel nous en » garde! répondirent-elles toutes en* » semble. — Vous n'êtes pas dans un » ^tat à vous présenter dans un hôtel y> garni. D'ailleurs, vous êtes peut* * être sans argent? — Nous n'avon»

;) pas le sou. — Ni moi non plus. Il » n'y a qu'un parti. à prendre : venez » passer le reste de la nuit îk l'hôiel » des Mousquetaires , et demain noua » verrons. A l'hôtel des Mousque- » taires , s'écrièrent les petites péchejD^resses. »

Vjercourt prend sa Rose sous un bras 5 une duchesse sous Tautre; il se met en tête de la colonne. On marche à petit bruit ; ou prend les rues -détournées. On avait fait la moitié du chemin , on comptait arriver sans mésaventure ; mais le diable, qui se mêle de tout ^ à ce qu'on dit , poussa une patrouille du guet à cheval le long du quai

l8 MONSIEUR

de$ Orfèvres , au niomeiil où nos fugitives dcbusquaieat de la peiiie rue St. -Louis.

Leur nombre , leur désordre d*- Taiènt faire naître le soupçon. Le commandant de la patrouille les pria asse2 brusquement d'arrêter, et leur démanda qui elles étaient, d'où elles venaient , où elles allaient. Vercourt n était pas préparé à un interrogatoire. 11 resta muet. Mais les femmes galantes ont ordinairement l'esprit du moment , et un mensonge tout prêt* Une brone piquante 3 tres-usagée , s'écria : « Nous I) ne nous attendions pas, mesdames, » à être arrêtées par le guet. Il faut )) répondre comme de simples bour- » geoises ; car on ne peut tious de- » viner sous ce costume. Monsieur, » je suis la comtesse de Verville ; » voilà la duchesse de Mercourt, la » marqursedeValsin. Nous sommes a toutes dcÉ femmes de qualité , qui

D E KOBKUVILLE. TQ

i) sorlons crun bal masqué qu'a don- » né monsieur le premier président.

» — Mais, mesdames , vous n'êtes >j pas en balDit de bal ; vous néles » même pas habillées du tout , et des )) femmes de distinslion ne s'eo re- )) tournent pas h pied , à . quatre » heures du matin. — Je vois bien , » monsieur, quilfaut tout vous dire:

j» nous espérons au moins que vous » serez discret.

)) Nous avions demande nos car- )) rosses pour six heures, et nous » comptions terminer gaiment la » plus agréable des nuits. Au milieu » d'une contredanse , dont j'étais , M moi j monsieur le premier prési- » dent fait trois ou quatre tours sur )) lui-même; il devient rouge , ses » yeux s'enflamment; il tombe sur » le parquet, tué d'un coup de sang.

» — Ab ! mon dieu , madame , que » me dites -vous là ?— La vérité, » monsieur.

iaO MOKSTEUA

» Vous jugez quelle frayeur un évô- » nement de celle espèce cause à de»

» femines.NousquillonslasalIe^Dous » allons reprendre nos habits, elle )/ désordre oii vous nous trouvez, est » la suite du Irouble Inséparable duu' )) pareil moment. Nous sortons à la ^ 9) bâte de cette ma ison , Les uns fuient » par la cour de la Sainte-Chapelle , )) d'autres par la rue du Harlai. Le » hasard nous a conduites ici, et mon- * sieur veut bien se charger de nous » remettre chez nous. — Mais, mai> dame, je ne vois rien de secret à » tout ce que yjous me dites-là. — Le ji voici, monsieur. Madame la prési- » dente a le plus grand intérêt à pré- » venir des collatéraux avides. A la » pointe du jour, elle mandera son )> notaire, elle se mettra en mesure, et )) une indiscrétion lui coûterait deux )) millions. — ' Mais, madame.... — » Mais, monsieur, reprend Vercourt^ » en élevant la voix', il ne convient

BE ROBERTILLE. 21

» pas à un petit officier du guet d4n-

» tcrpeller ainsi la comtesse de Ver-

>^ ville. Si vous doutez de sa véracité ,

» reconduisez-nous à la maisoi>nior-

» !uaire. Mais je vous déclare' que si

» vous avez celte impudence , de«

» main vous serez cassé.

: » - — Si vous m'aviez laissé finir,

» monsieur , vous sauriez que loin

» de mériter des cnenaces , j'ai quel-

j» ques droits à la reconnaissance

» de ces dames. — Comment cela?

» — J'allais leur parler des aecidens

)» qui peuvent arriver à des femmes

i> parcourant les rues de Paris à cette

i> heure.... -"-^ Vous oubliez que je

)i suis avec elles , monsieur. — E^-

»- leur proposer de les escorter ,

M moi et mon escouade. — Apprenez,

* monsieur , qu'un mousquetaire

» vaut une compagnie du Guet.

» Passez, conlimiez votre service,

» et soyez tranquille sur l'article des

» aecidens. »

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