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Monsieur Dupont

C*était un dimanche : on dansait au boîs de Romainvili. sur la place qui est devant la maison du garde. Probableme lit on dansait aussi ailleurs, parce qu'il faisait beau, que les promenades avaient été très-fréquentées à la ville et à la campagne, et que les jours de repos il est d'usage de se fatiguer beaucoup. Mais ne nous occupons que du bal champêtre de Romainville. Un violon, une clarinette et un gros tambour faisaient sauter les habitants de l'endroit, et même ceux do Belleville, de Ménilmontant, de Noisy-ie-Sec et des environs, accourus au bal de Romainville, qui a la préférence sur les autres, grâce à l'harmonie de son orchestre, à l'amabilité du garde, qui est aussi traiteur, et au voisinage du bois, qui ne gâte jamais rien.

Les cotillons sautaient, les jambes se trémoussaient, les fichus s'élevaient, et les figures soufflaient. Les beaux danseurs suaient et se démenaient, en donnant par-ci par-là des ioups de pied à leurs voisins; mais le plaisir de la danse empêchait de les sentir. Pour bien danser au village, il faut sauter beaucoup et longtemps ; et un zéphire de salon fe/ait une triste figure à un bal villageois, où l'on ne se contente pas do marcher, de se donner des grâces et de faire des mines.

Les jeunes paysannes avaient mis le joli déshabillé, le bon-

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