LES MÊMES, ISIDORE
ISIDORE, arrivant en courait, de droite. Eh! hop là!... {Il heurte Edgard.) Oh pardon!
EDGARD, sèchement.
Faites donc attention, Monsieur!
ISIDORE, à part.
Encore un! je tombe toujours sur quelqu*unl
EDGARD
Butor!
ISIDORE, vivement.
De quoi?
J'ai dit : butor!
ISIDORE, ironique.
J'avais bien entendu, mais je voulais vous îe faire répéter, mon beau MonsieurI
EDGARD
Vous dites?
ISIDORE
C'est donc parce que vous avez une canne et un lorgnon que vous faites le gros?
EDGARD, voulant sortir.
Je ne vous connais pas.
ISIDORE, se plaçant devant lui.
Moi non plus, je ne vous connais pas! et je ne tiens pas à faire votre connaissance.
PAMPHiLE, s' interposant.
Messieurs... voyons... Messieurs. ^
ACTK I. SCÈNE IX. 25
ISIDORE
Laissez-moi, vous, le vieux!
PAMPiiiLE^ indigné Le vieux!
ISIDORE, à Edgar d.
Si je n'ai pas de beaux habits comme un ministre, c'est d'abord parce que je suis un ouvrierl
PAMPHILE
Première raison!
Mais, je vous prie...
ISIDORE
Et ensuite que je n'ai pas d'argent pour en acheter.
PAMPHILE
Ultima ratio! dernière raison... et la bonne-
ISIDORÏÎ
Qu'est-ce que vous dites, vous?
PAMPHILE
Je dis que vous raisonnez aussi bien que le divin Platon.
ISIDORE
Platon?... Connais pas!
PAMPHILE
Il est mort, mon ami.
ISIDORE
C'est peut-être pour ça que je ne le connais pas.
PAMPHILE
Enfiri, vous vous emportez... vous avez tort... Le sage a dit...
ISIDORE
Qu'est-ce qu'il a dit?
PAMPHILE
Le sage a dit...
ISIDORE
Qu'est-ce qu'il a dit?
PAMPIIILE
Le sage a dit... Après lout, je ne suis pas chargé dw vousdonner des leçons!
ISIDORE
Et je ne tiens pas à en recevoir! {^D's'gyiant EdgiirJ.) Quant à Monsieur, qu'il se souv.cime ^nf on doit toujours êire poli avec tout le monde... Eu casquette ou en chapeau !
EDGARD, sèchemem.
Assez, Monsieur, laissez-nous!
ISIDORE
Laissez-nous!... laissez-nous!... le jardin est à tout le monde, d'abord... {Se plantant dezant lui les tras croisés.) Tenez, voilà comme je vous laisse!...
{Clampin arrivant du fond.)