‹ Monsieur Irma; comédie en un acteChapitre 2 sur 14 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

et f{ui joue... Tenez; dans la pièce nouvelle, elle n'a cpi'un mot à dire, mais elle le dit avec une grâce!...

Et cette lettre, (il cherche la lettre, vivement.) N'allez paS

croire au moins que je n'aime pas ma femme!... Oh ! non!... Mais je l'aimerai encore bien plus quand je l'aurai trompée... (Ne trouvant pas la lettre.) Que diable

ai-je fait de la lettre d'Irma... (ll regarda dans son carnet.)

Elle n'y est pas! (Allant vers le bureau.) Là, peut-être.

(au moment où il cherche dans Ijs papiers, la baronne entre par

la droite.) Ah ! ma femme I

LA BARONNE

Est-ce que je vous dérange, mon ami?

LE BARON, d'un air embarrassé.

Moi?... du tout!... J'étais en train de prendre certains papiers !

Vous sortez donc, ce soir?

LE BARON

Hélas! oui, une... affaire... importante!

LA BARONNE

Ah!

LE BARON, continuant.

Une séance extraordinaire au conseil d'administration.,, des ballons à eau!

LA BARONNE

Des ballons à eau?

LE BARON, vivement.

Oui... une nouvelle invention!... Tu verras... c'est très curieux... je te conterai ça un autre jour... (a part.) Oaf!

LA BARONNE, à part.

Quel aplomb !

LE BARON

Tu vois... que malgré tout le désir que j'aurais de rester avec toi... (ii va pour sortir.) Mais, pardon, si je te quitte, il faut que j'aille chercher divers papiers dans mon cabinet...

LA BARONNE, soupirant.

Oh! je ne vous retiens pas! (Tendrement.) Mais au moins, vous viendrez m'embrasser avant de partir?...

LE BARON, d'un air contraint et revenant 3ur le devant de la scène.

Moi?... que je?... certainement...

LA BARONNE

Gomme vous dites ça 1 .

LE BARON

Mais comme toujours !

LA BARONNE

Ohl non, car vous avez bien changé depuis notre dernier séjour à Saint-Lambert I

LE BARON, à part.

Parlons-en! La propriété de ma belle-mère I...

LA BARONNE, se rapprochant de son mari.

Vous souvenez-vous des grandes promenades que nous faisions le soir, lorsque la lune brillait ? (Prenant le bras du baron.) Vous rappelez-vous mes frayeurs et mes cris?... Vous rappelez-vous tous les dimanches nos promenades à cheval?

LE BARON

Oh I oui, avec la vieille comtesse !

LA BARONNE

Vous êtes dur, mon ami, la comtesse frise à peine la trentaine.

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