SCÈNE m
Les mêmes , LE PRINCE CHRISTIAN.
LE ROI
Approchez, mon gendre; ma fille est aussi aise que moi de vous voir à Londres
CHRISTIAN, saluant.
Incomparable princesse, fleur de la Grande-Bretagne, le Danemark entier s'incline devant vous, en ma royale personne. La
guerre est à jamais finie entre nos Etats, et désormais je ne tirerai plus l'épéc que pour vous proclamer dans tous les tournois la plus belle des belles, comme je suis le plus vaillant des chevaliers. (Il fait une pirouellc .)
LE ROI, bas à sa fille.
Saluez donc,Églantine. Répondez. (Haut.) Seigneur Christian, ma fille est si touchée de votre galanterie, qu'elle n'ose répondre. Excusez sa modestie et son inexpérience. Laissez-moi seul un instant avec elle, je vais lui délier la langue.
CHRISTIAN
Bien volontiers , seigneur, je reviendrai dans un moment, lorsque la langue de l'incomparable Églantine sera déliée.
( Il sort en faisant plusieurs pirouelles. ]
ET MADAME LA PLUIE. (iîJ