I.EHRASIER
Si, mais très nalurellemenl...
PIÉGOIS
Alors... à ton avis... et si c'est ton avis... dis-le-moi brulalement !... sois sincère, je t'en prie, car, moi, je n'y vois plus clair, il me semble que je traverse un cauchemar... A ton avis, il n'y a aucune chance... aucune?... Tâche de te rappeler. Il y a des choses que tu as dû observer... oui... oui... rappelle-toi bien... Tu la connais mieux que moi et tu es intelligent, tu es très intelligenf... Dismoi? dis- moi?...
Il lui prend la main.)
LEBRASIER, réfléchissant.
Je m'en rapporterais aux paroles d'Henriette, à ce que je connais de ses idées, je te répondrais très nettement, en toute francliise: « Tu n'a aucune chance! »
PIÉGOIS
Ah!
LEBRASIER
Seulement, vous n'êtes pas, vis-à-vis l'un de l'autre, dans une situation normale.
Fais-moi l'amitié de croire que je m'en suis aperçu; entre vous, il y a eu autre chose qu'une déclaration de ia part et un refus de la sienne.., 11 y a eu cette histoire entre son frère et toi... Bon! bon! ne me dis rien, ça m'est égal, je ne suis pas curieux. Il n'en est pas moins vrai que Jantel a eu recours à toi et qu'en définitive tu as dû lui rendre un grand service... un service immense... Les affaires des autres ne me regardent pas, mais j'ai cependant mon impression personnelle... Ah! ah! les grosses fortunes, les belles apparences, ce qui se cache