ACTE DEUXIÈME
docteur pour connaître les enfants. Yolre fils est un de ces malins petit garçons qui prennent de temps en temps l'air délicat afin qu'on les aime davantage. Puis, dès qu'ils vous ont, par pure coquetterie, inspiré de vives inquiétudes, ils s'amusent à se porter très bien.
HENRIETTE, riant.
Oui, c'est vrai.
PIÉGOIS
Ce sont des artistes. Le vôtre, en particuculier, a déjà une imagination très originale et cette chose indéfinissable, la distinction... On l'a ou on ne l'a pas... On ne sait pas d'où ça vient. Et ça vous domine, même ciiez les enfants.
HENRIETTE, un temps.
Je crois tout de même qu'il ne faut pas leur donner une éducation aussi sévère qu'autrefois.
PIÉGOIS
Ils ne le souffriraient plus.
IbO MONSIEUR PIEGOIS
HENRIETTE
Il y a encore ça. Le fait est qu'ils deviennent très' indépendants. Ils ne supportent plus la moindre contrariété. C'est effrayant à penser.
PIÉGOIS
C'est à croire qu'on répand parmi eux des brochures anarchistes... Il n'y a qu'à leur apprendre à lire le plus tard possible,
HENRIETTE
Ma foi, ce serait peut-être plus prudent.
LEBRASIER, entre ses dents, mais de maDière à être entendu.
Beau programme d'éducation
HENRIETTE, se retournant.
Tiens, vous nous écoutiez?... Qu'est-ce que vous dites?