‹ Monsieur Scapin; comédie en vers. Nouv. éd., contenant la version en deux actes et la version en trois actesChapitre 14 sur 84 · DORINE, SUZETTE, FLORISEL, TRISTAN · texte numérisé non relu

DORINE, SUZETTE, FLORISEL, TRISTAN

ime, pardonnez.

FLORISEL

SUZETTE, à sa mère.

Eh bien! mère?

DORINE, à Suzelle,

En effet, n'est pas mal tourné. Ton père était mieux fait.

SUZETTE

l'on peut dire !

TRISTAN, à Florisel.

Allons, monsieur, de la vaillance.

Vous vous regardez là comme chiens de faïence !

A Dorine.

ime, dites-lui des mots encourageants.

DORINE

is, je ne suis point d'âge à faire peur aux gens î rt-cc que je me fâche? Est-ce que j'invective? ! mon Dieu I si monsieur me croit rébarbative,

l»ourquoi vient-il tout seul ? On a quelques garants. Une famille.

FLORISEL

Hélas! j'ai perdu mes parents.

DORINE

Pauvre enfant, il fallait le dire tout de suite.

TRISTAN, bas, à Florisel.

Poussez! Femme attendrie est à moitié séduite.

FLORISEL, àDorine.

Ah ! madame, que vous êtes bonne î Merci.

DORINE

FLORISEL

Je n'ai plus peur. Que tout soit éclairci ! Oui, je vous dirai tout, mon espoir, ma chimère. Mes vœux, tout, comme si je parlais à ma mère. Car elle était, madame, ainsi que je vous vois. Compatissante, aimable aux malheureux. Sa voix, Comme la vôtre, avait cet accent doux et tendre. Pauvre enfant! disiez- vous. Il m'a semblé l'entendre, Elle, dont j'ai gardé l'adoré souvenir, Elle, que seule mon enfance a pu bénir, Car j'étais tout petit lorsque je l'ai perdue. Mais voici qu'aujourd'hui vous me l'avez rendue; Et, privé si longtemps de ce bien précieux. Dans vos regards enfin je retrouve ses yeux.

DORINE

Brave garçon !

Page 1