ACTE DEUXIÈME
SUZETTE, effrayée.
Et mon père?
TRISTAN, enlranl.
Oh ! cela me regarde.
Causez tranquillement. Je vais monter la garde. Mettez-vous dans ce coin, là, sans vous émouvoir. Les gens de la maison ne peuvent point vous voir.
U les installe et va se poster près de riiabilation. FLORISEL.
Ma Suzette, combien je vous aime !
SUZETTE, les yeux fixés sur la maison.
Je tremble.
Songez donc ! si papa nous surprenait ensemble !
FLORISEL
•Ne perdons rien de ces instants si précieux, Suzette ; laissez-moi regarder dans vos yeux,
Y lire cette amour que vous m'avez jurée,
Y raffermir un peu ma foi mal assurée.
SOZETTE.
Quoi 1 vous doutez de moi, malgré notre serment ?
Elle retourne la tête vers la maison.
FLORISEL
Comment n'en pas douter, Suzette, en ce moment? Vos regards sont ailleurs. Votre âme aussi, sans doute. Vous ne m'écoutez pas.
Ehl oui, je vous écoute, Et même beaucoup trop pour de pareils discours.
60 MONSIEUR SGAPIN
FLOIUSEL.
Mais...
SUZETTE
Dame ! Ces instants, vous les trouvez .rop courts, Et vous les gaspillez à me chercher querelle. Vrai, votre défiance...
FLORISEL
Elle est si naturelle !
SUZETTE
Eh bien ! le compliment est flatteur. Grand merci !
FLORISEL
Vous ne comprenez pas ce que...
SUZETTE
Mais si. mais si.
Traitez-moi maintenant de stupide !
FLORISEL
Non, certc.
SUZETTE
Vous venez de le dire.
FLORISEL
Eh! non
TRISTAN, effaré.
Alerte! alerte!
FLORISEL
Suzette]
SUZETTE
Florisell
Ils s'embrasscut.