ACTE DEUXIÈME
SCAPIN, * part.
Ma foi, c'est qu'il n'a point l'air de rire, ce drôle I Voyons si jusqu'au bout il soutiendra son rôle.
Haut.
Monsieur, un mot ! Je crois qu'en arrivant ici Vous demandiez monsieur Scapin?
BSPLANDIAS.
Oui.
SCAPIN, désignant TritUn.
Le void.
ESPLAIfDIAS, te roant tur Tristan.
Ah! tête! Ah! ventre! Ah! c'est donc toi qui me fais pièce? Tiens! tiens!
Il le firappa.
TRISTAN
Alel au secours!
BSPLANDIA^..
Ah : tu veux à ma nièce Prendre son fiancé! Tiens! tiens!
Il la frappa.
TRISTAN, tombant.
Ah ! je suis mort !
SCAPIN, à part.
C'est qu'il y va bon jeu bon argent, sans remord !
ESPLANDIAS, à Tristan.
Attends, que je te casse encor...
TRISTAN, à genoux.
Non, non, j'accorde Tout ce que vous voudrez, monsieur. Miséricorde! Prenez le Barnabe, sans me rompre le cou.
ESPLÀNDIAS.
Parbleu I je savais bien...
Il fait mine de sortir, puig reyient ▼ers Scapin.
Quant à vous, maître fou, Je ne vous battrai point comme un bourgeois vulgaire, Puisque vous avez eu l'hojineur d'aller en guerre ; Et c'est d'un coup d'estoc que je vous ouvrirai, Quand nous nous reverrous, en soldats, sur le pré.
11 rengaine son ëpée.
SCAPIN
Mais alors, c'est donc vrai, vous n'êtes pas complices?
TUISTAN.
Eh! non. C'est vous, monsieur, qui cherchez des malices.
Esplandias, Rafa, le tripot, le vieux Grec,
Tout est vrai, tout, vous dis-je. Hélas! Les coups avec.
SCAPIN
Ahl j'y perds mon latin. Reprends ton diadème.
II lui jette bon bonnet que Tristan recel fTe.
Car c'est toi le grand homme, et moi le iMcodème.
ESPLANDIAS.
Et moi, que suis-je donc? Je n'y comprends plus rien.
iSCAPIN*
Ni moi non plus.
ESPLANDIAS, redégainant et brandissant son épée.
Alors, tranchons le nœud gordien I Je ne connais que ça.