‹ Monsieur Scapin; comédie en vers. Nouv. éd., contenant la version en deux actes et la version en trois actesChapitre 57 sur 84 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

se AFIN, à Esplandia<.

Dans la lune, oui.

Ne me regardez pas de cet œil ébloui.

Parce que vous n'avez, vous, couru que la terre, Preuve que vous étiez un piètre militaire.

ESPLANDIAS.

Pardon ! Vous m'insultez, je crois. Étes>vous fol ? Je suis Espagnol. v^

SCAPIN, éclatant de rire.

Ahl... vous n'êtes qu'Espagnol! Moi, monsieur, je suis fils d'un pays chiméri<iue, Encor non découvert, dans la tierce Amérique, Où les roquets sont gros comme des oriflans, Où la tulipe est bleue, où les merles sont blancs. Où toujours les jeudis sont quatre par semaine, Où c'est Dieu qui s'agite et l'homme qui le mène, Si bien que les enfants, même avant d'être nés, Ont leurs trente-deux dents et du poil sous le nez.

ESPLANDIAS.

Mais vous n'en avez pas.

SCAPIN

Moi, monsieur, je le coupe, Pour ne pas, comme vous, le tremper dans la soup**.

Il lui tire iruaiqueoMitt la ESl'I. A.VDiAS,

Par la mort !

SCAPIN

Par le sang 1

ESPLANDIAS.

Vous m*en rendrez raison.

Cette tête, où mon fer va prendre garnison, Comme votre moustache, elle sera coupée.

Il dégaine.

TRISTAN, à part.

Grands Dieux I

SCÀPIN.

Ah I tête !

Ah 1 ventre !

8CAPIN, tombant en garde, les mains yldes.

En garde !

ESPLANDIAS, en garde aussi.

Et votre épée !

SCAPIN

Une épée ? Allons donc ! Cette arme d'impotent I Je me bats au canon, monsieur, à bout portant.

ESPLANDIAS,

Vous sentirez au moins si le plat de ma lame...

Il lève le bras pour le frapper.

TRISTAN, se précipitant au-devant de Scapin.

Ah 1 monsieur, arrêtez ! Le battre !

ESPLANDIAS.

Que réclame Cet autre, et d'où sort-il pour vous faire un rempart? Parbleu ! s'il veut des coups, il en aura sa part.

Il menace Tristan et Scapin qui reculent.

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