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Monstruosité Foliaire Et Florale D'une Clématite

ovules étaient presque égaux. J’ai examiné des Rubus fruticosus prolifères et j’ai trouvé des carpelles à ovaire allongé, mais clos, renfermant deux ovules déjà transformés en graines superposées ; l’un était suspendu au sommet, l’autre vers le milieu de la loge. Je dois dire toutefois que cette disposition n’est qu’une exagération du développement normal. Les carpelles des Ronces sauvages contiennent un rudiment d’ovule à côté de l’ovule principal. Facile à voir chez le Rubus fruticosus, le second ovule est très petit chez le Framboisier, assez développé toutefois pour former des vaisseaux lignifiés dans le raphé. Payer, Bentham et Hooker, M. Bâillon considèrent avec raison les Rubées comme normalement biovulées; normalement aussi le second ovule est abortif. Dans les Ronces comme dans les Roses, les carpelles à deux ovules égaux accompagnent une hypertrophie générale de la région qui les porte.

Ces carpelles exceptionnels, profitant de la nourriture qui s’accumule vers les ébauches de fleurs surnuméraires, n’ont pas à souffrir de la concurrence de leurs congénères comme dans les Roses et les Ronces normales. Ils ont donc les mêmes avantages au point de vue de la nutrition que le carpelle unique des Amygdalées.

La différence entre le carpelle biovulé d’une Amygdalée et le carpelle uniovulé ou imparfaitement biovulé des Rosées est directement liée à une différence dans les conditions de la nutrition. Quand la différence physiologique s’efface, la différence morphologique disparaît de même. Le second ovule des Amygdalées étant généralement abortif, la disposition normale des Rosées constitue un progrès, comme la suppression de toute dépense superflue. D’autre part, la fertilité des deux bords du carpelle est le cas le plus fréquent chez les plantes où la capacité de l’ovaire est suffisante. Ces remarques nous amènent à envisager le type habituel des Rosées comme une réduction atrophique de l’ovaire biovulé des Amygdalées, et l’anomalie signalée dans cette Note comme un retour vers un plan plus général d’organisation.

M. Duchartre fait à la Société la communication suivante :

par H. P. DUCH ABTBE.

Une Clématite plantée en pleine terre dans mon jardin, à Meudon, m’a offert, cette année, des particularités qui me semblent ne pas manquer d’intérêt, parce qu’elles mettent, ce me semble, en pleine évidence le passage des feuilles normales aux sépales pétaloïdes de la fleur.

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