LA CONTRITION
Il n'est rien si aysé, si doulx et si favorable que la loy divine : elle nous appelle à soy, ainsi faultiers et détestables comme nous sommes; elle nous tend les bras, et nous receoit en son giron pour vilains, ords et bourbeux que nous soyons et que nous ayons à estre à l'advenir : mais encores, en recompense, la fault il regarder de bon œil ; encore faut il recevoir ce pardon avecques action de grâces ; et au moins, pour cet instant que nous nous adressons à elle, avoir l'ame desplaisante de ses faultes, et ennemie des passions qui nous ont poulsé à l'offenser.