‹ MontaigneChapitre 62 sur 100 · Voir tout l'Essai xxwn et dernier du livre II · texte numérisé non relu

Voir tout l'Essai xxwn et dernier du livre II

2. Ed. M. et J., t. VI. j>. 166; tout ce chapitre ix du livre III est consacré à ce sujet des voyages.

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d'air et de climat ne le touchait poinl insou< i i

s'accommodait d'une \i<- aventureuse, d'où loi v,'iii> de r a < 1 1 1 1 î i j i stration domestique Boni forcément banni J'ai la complexioD libre et Le coût commun autant qu'homme «lu monde, disait-il. La diversité* des façon* « d'une nation à autre oe me touche que par leplaisû « de la variété. Chaque usage n sn raison; soienl des « assiettes d'étain, de bois, de terre, bouilli ou rôti, « beurre ou huile de noix ou d'olive, chaud ou froid, « tout m'est un1. » Il ajoute qu'il ne cherche pas aui logis de la pompe et de l'amplitude, m rtaine

« propriété simple qui se rencontre plus souvent aui « lieux où il y a moins d'art, et que nature honore de a quelque grâce toute sienne . Mais tu peux être malade, tu peux mourir en route, lui criait-on ! Oh bien, le grand malheur! s'il se sent malade, il commeie e par « se réconcilier à Dieu par les derniers offices chrétiens »; et, libre et tranquille, sans notaire ni médecin, il affronte la maladie. Si c'est la mort qui vient, tant mieux!

« Si je craignais de mourir en autre lieu que celui « de ma naissance, si je pensais mourir moins à mon « aise éloigné des miens, à peine sortirais-je hors de « France : je ne sortirais pas sans effroi hors de ma « paroisse. Je sens la mort qui me pince continuelle- « ment la gorge ou les reins. Mais je suis autrement « fait, elle m'est une par tout. Si toutefois j'avais à « choisir, ce serait, crois-je, plutôt à cheval que dans

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