SA MORT
A peste ne cessa pas avec la mairie de Montaigne. Pendant plus de six mois le pays fut ravagé par le fléau, et celui-ci s'étendait chaque jour davantage, favorisé par la misère des populations. La plus grande partie du sud -ouest et du centre de la France devint ainsi la proie de la contagion. Toujours errant, cherchant partout un asile qu'il ne trouvait nulle par\, Montaigne continuait de disputer sa famille au danger, c Je pensais déjà, nous dit- il, entre mes amis, à qui je pourrais commettre une vieillesse nécessiteuse et disgraciée. » Heureusement que la tourmente ne se prolongea pas outre mesure, et la violence du mal finit par s'apaiser. Mais le courage de Montaigne ne l'avait pas plus abandonné dans l'épreuve, que sa santé n'en avait été ébranlée. Tirant leçon des événements, comme il le faisait toujours, sa sagesse s'était affermie au spectacle de tant de douleurs muettes,
414" CHAPITRE vin-
stoïquement supportées, c Tant est, dit-il, que ce croûlement m'anima certes plus qu'il ne m'atterra, à l'aide de ma conscience qui se portait non paisiblement seulement, mais fièrement, et ne trouvais en quoi me plaindre de moi. » Son passage aux affaires publiques avait fait" goûter encore davantage à Montaigne le prix de la solitude; la vue du malheur général lui enseigna mieux la résignation. En présence de ce mal qui terrassait les hommes, il comprit combien il fallait essayer d'être supérieur aux événements et porter en soi sa propre consolation et sa propre force. Aussi, dès que les temps le lui permirent, il vint de nouveau s'isoler chez lui, assurant son âme par de sages méditations.
Montaigne se remit donc avec joie à. lire et à réfléchir.'.Trop longtemps des préoccupations étrangères: l'avaient détourné des spéculations philosophiques. Il est vrai: que de la pratique des choses il avait tiré <jes, leçons^nouvelles, comme il avait recueilli en voyageant des termes nouveaux de compaœison.
Il reprit son œuvre, dans la pensée de l'amender et de l'accroître.. Jamais pourtant il ne l'avait perdue de vue» et,', en -i 582 1 au moment où sa charge de maire lui laissait encore des loisirs, Montaigne avait donné une seconde édition de son liyrç chez Simon Millanges, le typographe bordelais qui avait imprimé la première, 1 .. Mais ce>n'était là qu'une, réimpression, plus correcte néanmoins que la précédente et, ; en certains points, légèrement augmentée. Maintenant
i ; Un vol. ia-8° comprenant 8o6pagesde texte, plus 4 feuillets préliminaires.
MONTAIGNE, ' (P'oprès U gravure d'Augnatin de Saint-Aubin.)
Fauteur allait revoir son travail de plus près, le reprendre en sous-œuvre, pour ainsi dire, et en modifierassez sensiblement l'apparence. Retouchant les deux livres des Essais qui avaient déjà vu le jour, Montaigne y insérait des additions notables et il y ajoutait un troisième livre, aussi important que les deux premiers.
Cette refonte, Montaigne la prépara dans la solitude, comme il avait jadis composé les Essais. Isolé dans ses terres, ainsi qu'au temps de ses studieux loisirs, il se réfugia au milieu de sa bibliothèque, revenant aux auteurs favoris et évoquant les souvenirs des voyages passés. Lui qui n'avait rien lu depuis longtemps, il se reprit à lire et retrouva parfois des émotions inespérées. C'est ainsi qu'il . découvrit Tacite, dont il se mit à c courre d'un fil » toute l'histoire, tant elle lui plut. Certes Tacite était bien fait pour retenir et pour captiver quelqu'un qui, peu auparavant, avait visité Rome en détail et en avait éprouvé un sentiment si intime. Je ne saurais dire combien de temps Montaigne s'attarda en compagnie de Tacite ; l'examen fut consciencieux et approfondi. Nous ne saisissons pas sur le vif les émotions du lecteur, consignées sur les marges du livre, car l'exemplaire des Annales qui servit à Montaigne ne nous est point parvenu comme son volume des Commentaires de César. Seul, un passage des Essais nous éclaire en ce point. Il est assez explicite pour qu'on y puisse retrouver quelques-uns des sentiments de Montaigne. C'est l'accent, c'est la vivacité des impressions de jadis. Montaigne compare Tacite à Sénèque pour son style, et à Plutarque pour l'abon-
dance de ses enseignements; et on sait que ce double éloge n'est pas mince sous la plume de celui qui le donne. Montaigne est transporté, c Je ne sache point, dit-il de Tacite, d'auteur qui mêle à un registre public tant de considérations des mœurs et inclinations particulières ; il n'est pas en cela moins curieux et diligent que Plutarque, qui en a fait expresse profession. » Et il ajoute sur son livre que c ce n'est pas un livre à lire, c'est un livre à étudier et à apprendre »/
Montaigne ne s'en tient pas là. Revenant à sa chère solitude avec l'allégresse de celui qui revient à ses plaisirs préférés, il se sent l'esprit dispos, la curiosité éveillée, et lit avec avidité. Quelques traces de ses lectures sont ainsi parvenues jusqu'à nous. Au mois de février i586, il achève de lire, à Montaigne, une Histoire des roys et princes de Poloigne traduite du latin de Jean Herburt de Fulstin par François Balduin 1 . C'était sans doute pour se dédommager de n'avoir pu pousser ses pérégrinations jusqu'en Pologne que Montaigne essayait maintenant de connaître l'histoire de ce pays. En tout cas, il prenait la précaution de résumer en une ligne son jugement sur le livre et d'inscrire la date, ce qui nous permettra d'être affirmatif. c C'est un abrégé de l'histoire, simple et sans ornement, » déclare Montaigne, de l'ouvrage assez médiocre qu'il venait de parcourir. Moins d'un mois après, le 6 mars i586, nouvelle lecture dont nous avons encore conservé et la trace et la date. Cette fois, il s'agit
î. Bibliothèque nationale, collection Payen, ^486,
de la Chronique de Flandre, anonyme, publiée par Denis Sauvage, et aussi des Mémoires d'Olivier de La Marche, que Montaigne venait également d'achever de lire à Montaigne 1 . Le premier ouvrage ne lui paraît pas fort recommandable. c L'histoire de Flandre est chose commune et mieux ailleurs; l'introduction ennuyeuse de harangues et préfaces. » Montaigne est plus satisfait d'Olivier de La Marche : c Les Mémoires, dit-il, c'est un plaisant livre et utile, notamment à entendre les lois des combats et joutes, sujet propre à cet auteur, et dit en avoir écrit particulièrement. Sa narration exacte en toutes choses et consciencieuse. Il fait mention de Philippe de Commines, comme Philippe de Commines de lui. > Il convient de remarquer les dates de ces jugements autant que les jugements eux-mêmes. Évidemment, si Montaigne lisait à des intervalles si rapprochés des ouvrages si considérables, c'est qu'il se livrait à l'étude avec l'ardeur des anciens jours. Rien non plus ne venait le détourner, et sa solitude était absolue. Tout entier à son œuvre, il y pouvait songer aussi librement qu'au temps où il l'avait enfantée. Sans doute que, dans ces mêmes circonstances, d'autres lectures furent faites, dont nous avons perdu le souvenir. Il suffisait de montrer que Montaigne, se reprenant à penser et à écrire, a revu les Essais dans des conditions identiques à celles dans lesquelles il se trouvait quand il les composa. Cette période de studieux isolement dura plus de
i. Bibliothèque nationale, collection Payen, n° 5o2.
deux années. On en doit, semble-t-il, faire remonter l'origine aux derniers môi9 de Ï585, c'est-à-dire lorsque la peste cess^ de ravager le pays, et en trouver la fin dans les premiers mois de i588, lorsque Montaigne se décida à livrer de nouveau son ouvragé à l'imprimeur, afin de le publier sou9 sa deuxième forme. La modification qu'il fit alors subir aux Essais est double : reprenant, d'une part, ce qu'il en avait déjà fait paraître, il l'étend et l'augmente; d'autre part, il ajoute un troisième livre entièrement nouveau aux deux livres qui avaient précédemment vu le jour. C'est ce qu'indique le titre lui-même du volume, tel qu'il parut, en i588, chez Abel Langelier, à Paris, dans une c cinquième édition, comme dit le titre, augmentée d'un troisième livre et de six cents additions aux deux premiers ». Le frontispice porte bien cinquième édition, mais nous n'en connaissons que trois précédentes; celleci est donc pour nous la quatrième. On a essayé d'expliquer ce fait de plusieurs manières. Il est certain que nous ne possédons pas une édition intermédiaire, parue dans l'intervalle de i58o à i588, entre la première édition de Millanges et celle de Langelier. Le faut-il beaucoup regretter pour l'étude mênie dés Essais? Je ne le pense pas, et j'estime que cette édition ne devait être qu'une contre-façon, imprimée sans doute à Rouen ». Son absence ne
1. On lit en effet dans la Bibliothèque de La Croix du Maine (1584, in-f°, p. 328), à propos des Essais, qu'après avoir été imprimés deux fois par Simon Millanges, ils le furent « et à Rouen aussi et autres divers lieux ».
me paraît pas importer essentiellement au jugement qu'on peut prononcer sur l'œuvre de Montaigne; si jamais on en retrouve quelque exemplaire, ce sera vraisemblablement un objet de curiosité plutôt qu'un pujet d'instruction.
Au contraire, l'édition de i588 est capitale pour connaître l'auteur et pour apprécier l'œuvre : c'est une étape nécessaire entre ce que celle-ci était à sa naissance et ce qu'elle devint après la mort de Montaigne. Arrêtons- nous y donc. Montaigne augmentait ainsi son livre dans un but très déterminé; luimême le confesse et nous en dit la raison. Il voulait plaire au lecteur par des confidences nouvelles et c'est à dessein qu'il se met en frais de révélations. Il convient avec bonne grâce que ces additions sont « une petite subtilité ambitieuse, afin que l'acheteur ne s'en aille les mains du tout vides ». C'était donc un attrait de plus ; c'était aussi un danger. Le sujet que Montaigne avait choisi pour son ouvrage prêtait singulièrement aux remarques nouvelles, à l'accroissement presque indéfini des réflexions de l'auteur; il prêtait aussi aux redites, et Montaigne n'a pas su toujours éviter cet écueil. Sa pensée revient souvent sur elle-même, parfois jusqu'à la satiété, si la grâce du style ne sauvait toujours le peu de variété de l'observation. En insérant un trait de plus dans un passage, Montaigne rompt le développement, retarde la conclusion, l'alourdit. Son œuvre gauchit et est de moins belle venue, surtout, dans les deux livres ainsi remaniés; les morceaux cousus après coup apparaissent et la déforment un peu.
(Fac-similc réduit du litre des Essais. — Édition de If 88.)
Montaigne dit de sa besogne : « J'ajoute, mais je ne corrige pas. » C'est exact, s'il entend par là qu'il n'atténue pas les opinions précédemment émises et qu'il n'essaie pas de rattraper les confidences déjà faites. Loin d'affaiblir sa pensée, les morceaux divers qu'il soude à son œuvre la renforcent et l'appuient de témoignages nouveaux. Le raisonnement est plus éparpillé et l'effet s'en dégage moins clairement tout d'abord, mais on ne tarde pas à reconnaître que, sous toutes ces précautions de pure forme, la dose de malice a été doublée et le trait est plus vigoureux que jamais. Si on sait relier le tout et passer rapidement sur les morceaux secondaires, on jugera le penseur plus hardi, plus subtil à la fois et plus souple, c Ce surpoids », comme Montaigne l'appelle, c ne condamne point la première forme» des Essais; il l'étaie plutôt, en l'alourdissant, il est vrai; il confirme l'ensemble, bien qu'il paraisse le désagréger. C'est donc dans la première édition des Essais qu'il faut toujours chercher le fil conducteur qui doit guider les pas : quand on l'aura saisi, ce qui viendra à la traverse détournera sans égarer. On retrouvera, aisément alors le philosophe, même quand il paraît se perdre ; dans son œuvre, on fera le départ entre ce qui est essentiel et ce qui est «supernuméraire». Montaigne dit des Essais qu'il sont « une marqueterie mal jointe ». Pour être mieux assemblée que son auteur ne le déclare, la mosaïque n'en est pas moins variée. Les morceaux qui la composent ne sont pas tous de même valeur, et leur rapprochement nuit assez fréquemment au
coup d'œil d'ensemble; si chaque fragment est, en soi, éblouissant, il arrive que le regard ne sait plus embrasser le dessin général. C'est un défaut qui ne doit ni surprendre ni dérouter.
En même temps que Montaigne précisait l'expression de ses spéculations philosophiques, il se laissait aller aussi à parler de sa personne avec plus d'abandon et d'intimité. cLa faveur publique m'a donné un peu plus de hardiesse, » reconnaît-il. Désormais il prendra donc avec ses lecteurs des familiarités qu'il ne se fût pas permises auparavant. Il les fait pénétrer en lui jusque dans les plus secrets recoins de son être, étalant complaisamment ses préférences, ses antipathies les plus cachées. C'est là une partie de l'attrait de ce troisième livre, venu après les autres, ce « troisième allongeail » de la c peinture » de Montaigne : celle-ci est plus intime, moins à fleur de peau. La touche change aussi : elle est moins réservée. Prenant le lecteur pour confident des particularités qu'il va lui révéler, Montaigne a le ton dégagé d'un entretien familier. Il converse et ne disserte point, laissant de côté les pensées générales, les maximes sentencieuses. Il veut enseigner à celui qui l'écoute ce que son expérience lui a appris à lui-même ; aussi il se met plus volontiers en scène, invoque son témoignage plus fréquemment. Tant pis si, de la sorte, il dit une fadaise. « Personne n'est exempt de dire des fadaises; le malheur est de les dire curieusement. > Or, Montaigne nous prévient, dès le début de ce troisième livre, qu'il s'en gardera tant qu'il pourra. Il veut bien s'étaler, mais
non comme une curiosité; ce qu'il sent, ce qu'il écrit n'est autre chose que ce que d'autres sentent comme lui et, au besoin, pourraient relater comme lui. cje parle au papier comme je parle au premier que je rencontre, i Nous voilà bien prévenus; si ce que nous lisons a été écrit sans fausse honte, l'auteur ne l'a pourtant pas enregistré pour surprendre son lecteur. La multiplicité et l'intimité de ces confidences dénotent un état particulier de l'âme de Montaigne au moment où il augmentait ainsi ses Essais. Luimême nous en a donné l'explication : c Je ne laisse rien à désirer et deviner de moi, dit-il. Si on doit s'en entretenir, je veux que ce soit véritablement et justement. Je reviendrais volontiers de l'autre monde pour démentir celui qui me formerait autre que je n'étais, fut-ce pour m'honorer. » Et, après avoir remarqué combien on défigure les gens, même de leur vivant, et combien il a dû lui-même défendre La Boétie contre une pareille altération, il ajoute encore: cje sais bien que je ne laisserai après moi aucun répondant si affectionné de bien loin, et entendu en mon fait comme j'ai été au sien, ni personne à qui je voulusse pleinement compromettre de ma peinture; lui seul jouissait de ma vraie image et l'emporta. C'est pourquoi je me déchiffre moi-même si curieusement. » L'aveu est d'autant meilleur à recueillir qu'il a disparu des éditions subséquentes. Certes, la menace qui précède est un peu bien fanfaronne, et nul mieux que Montaigne n'en sentait apparemment l'inutile jactance ; elle ne saurait retenir personne de contrôler les assertions du philoso-
phe et de dire ce qu'il croit exact, pas plus qu'elle ne l'eût empêché lui-même de juger comme il l'entend les gens qu'il analyse. L'aveu qui suit a plus de prix parce qu'il est plus sincère. Montaigne regrette vivement de ne pas laisser après lui quelqu'un qui puisse le protéger et le défendre au besoin. Les forces affectives de son âme demeurent inoccupées, et il le déplore; il souhaiterait se faire aimer d'un ami dont les goûts et les aspirations seraient conformes aux siens. C'est pour cela que, vieillissant, il s'attache avec tant d'ardeur à ceux qui savent le comprendre et l'entourent de leur affection. Ses sentiments pour Charron, pour M 1,e de Gournay, s'expliquent ainsi; ils sont presque aussi vifs que ceux qu'il portait à La Boétie. Cependant l'âge des enthousiasmes est passé pour Montaigne : il n'en est plus aux amitiés soudaines. Pourtant il s'abandonne à ces suprêmes liaisons avec autant de sympathie que s'il les avait rencontrées à l'époque où elles se nouent en un moment et pour toujours.
Montaigne connut Charron avant de connaître M" 6 de Gournay. Leur liaison remonte précisément au temps que Montaigne passait ainsi isolé chez lui à refondre les Essais. Les livres de Montaigne, qui nous ont déjà appris tant de choses sur leur possesseur, ont encore gardé le souvenir de ce petit événement. En effet, sur le titre d'un Catechismo de Bernardino Ochino qui porte la signature de Montaigne ', on lit aussi ces mots de la main de Char-
i. Bâle, i56i, pet. in-8°. — Au dessus de sa signature, Montaigne a écrit : « Liber prohibitifs. » Ce précieux volume, qui a
ron : < Charron, ex dono dicti domini de Montaigne, in suo castello, 2 julii y anno 1586. » C'est là un de ces présents comme en échangeaient volontiers les hommes d'étude de ce siècle, pour marquer leur sympathie. Celui-ci semble nous donner la date où des relations d'amitié s'établirent entre Montaigne et Charron. Amené en Guyenne par le savant et pieux évêque de Bazas, Arnaud de Pontac, Pierre Charron s'y trouvait depuis quinze ans environ, et avait été successivement théologal des diocèses de Bazas, Dax, Lectoure, Agen, Cahors et Condom. Il fut aussi, dès i582, chanoine et maître d'école de l'église métropolitaine de Bordeaux, et c'est sans doute ce qui le rapprocha de Montaigne, alors maire. La liaison entre eux ne tarda pas à devenir étroite : Charron c faisait un merveilleux cas » de l'auteur des Essais, et Montaigne aimait Charron * d'une affection réciproque ». Ils devaient donc s'entendre, et, en réalité, ils s'entendirent fort bien.
Quant à M Ue de Gournay, Montaigne ne put la rencontrer qu'à Paris, lorsqu'il y vint faire réimprimer son ouvrage tel qu'il l'avait refait, c'est-à-dire au début de i588. Dès le mois de février, en effet, Montaigne se rendait à Paris avec le projet d'y publier son livre. Il lui survint même, en chemin, une mésaventure assez déplaisante. En traversant la forêt de Villebois, le voyageur fut arrêté par des Ligueurs qui le détroussèrent, c La tempête est tombée sur moi, qui avais mon argent en ma boîte, écrit-il à
fait partie des livres de A.- A. Renouard, est actuellement conservé à la Bibliothèque nationale, D 1 n° 2812 (Réserve).
IL CATE-
CHISMO* O VERO
IN5TITVTIONE CHRISTÏA*
nadfM. BcrnardinoOchinoda Siena , in forma di Dto*
*°S°» /Icqdisitios^
,/, f£ MlTt/S TBiO, YttlH.JiTQ.
Nonœaipioperi'a«Iietroû'ainp*t«
IN BASILBA