‹ Montaigne pamphlétaireChapitre 38 sur 108 · Brantôme croyait à l'empoisonnement {Ibid., t.V, p · texte numérisé non relu

Brantôme croyait à l'empoisonnement {Ibid., t.V, p

lOO MOîiTAlG.NE ET LE « COMR'i M »

Réveille-Matin. Charles IX n'était pas oucore dangereusement malade; aussi n'y parle-t-on guère que de lui; le fameux portrait du tyran n'y est pas. La deuxième édition paraît en 1574. Catherine et son fds Henri, cédant aux menaces de Charles, qui ne voulait plus supporter la présence de son frère, se sont résignés au départ pour la Pologne (septembre 1573) ; mais Henri n'avait quitté la France qu'après avoir obtenu de Charles une déclaration portant qu'il conserve, lui et ses hoirs, ses droits éventuels à la couronne de France ^; il s'est promis un prompt retour, « à cause de l'indisposition du roi et du reliquat de sa maladie qui le rattraperait en l'esté ensuyvant » -. Catherine lui a dit : « Pai'tez, mon fds, vous ne demeurerez guère. » Cette parole, que rapporte d'Aubigné, les protestants l'ont connue, et ils en gardent l'épouvante, car ils savent que d'Anjou n'a jamais cessé d'être proclamé par le pape, qui le subventionne, le vrai chef des ultra-cathoUques. Ils savent que, suivant l'expression de Davila, l'historien le mieux informé peut-être des véritables intentions d'Henri, celui-ci, «nourri et élevé dès sa première jeunesse à faire la guerre aux réformés, brûlait du désir de les déchirer et de les exterminer avec tous leurs partisans » ^. Leurs écrits débordent de haine à l'endroit du frère de Charles IX, et ils ne craignent rien tant que sa rentrée dans son pays. Comment M. Bonnefon, devant de tels témoignages*, peut-il se

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