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Les Easais. livre 1. rhap. XXII: De la Coustumo

l38 MONTAIGNE ET LE « GONTr'lN »

not de M. de Beaurcgard, c'est pousser un peu loin les choses. Voit-on un refroidissement entre Montaigne et son frère à la suite de cette action, si action il y a? Et comment Montaigne n'en laisse-t-il rien transparaître? Il ne m'a pas semblé que cette explication fût extrêmement sérieuse, et c'est pourquoi je ne l'avais pas discutée, ce dont je m'excuse auprès de M. de La Valette Monbrun.

Une remarque qui me paraît décisive, faite plus loin à propos d'une objection analogue de M. Strowski ^ trouve encore ici son application : Montaigne, au chapitre sur les « Armes des Parthes », signale le larcin, commis par un de ses valets, de certains «brouillarts» des Essais. Si on lui avait aussi dérobé le précieux livret du Discours de son ami, à plus forte raison aurait-il signalé ce larcin, puisqu'il eût ainsi expliqué comment les protestants l'avaient en leur possession, et se fût déchargé, lui, le détenteur reconnu du texte de son ami, du dangereux soupçon de leur avoir transmis le document.

J'ajoute que M. de La Valette s'étant borné à paraphraser les articles de ceux de mes contradicteurs qui l'avaient précédé, n'ayant fait aucune recherche personnelle et, ayant suivi aveuglément leurs indications, n'est remonté à aucun des documents. Il n'a pas même eu sous les yeux les Mémoires de VEsiai de France, où a été publié le Discours, puisqu'il croit que les éditeurs lui ont donné le titre de Conir'un : <( Au titre primitif : Discours sur [sic] la Servitude volontaire, ils (les

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