‹ Montalembert et Louis VeuillotChapitre 4 sur 4 · DEUX GRANDS JOURNALISTES I MONTALEMBERT ET LOUIS VEUJLLOT · texte numérisé non relu

DEUX GRANDS JOURNALISTES I MONTALEMBERT ET LOUIS VEUJLLOT

cisme de l'Eglise. Et c'est donc mal la servir, cette Eglise, qtie de ne songer qu'à faire le coup de poing contre ceux qui rôdent autour d'elle.

Avez-vous vu Léon XIII traverser Saint-Pierre de Rome au milieu des vivats d'une foule immense où toutes les nations de la terre étaient représentées? Je garde dans ma mémoire la vision et dans mon cœur l'inoubliable émotion de ce spectacle. Je vois le magnanime vieillard se dresser debout sur la Sedia, mouvante image de La barque de Pierre, lever la main sur cette multitude pour la bénir, et tout à coup prolonger de ses deux bras étendus ce geste de bénédiction, comme s'il eût voulu étreindre toutes les âmes pour les donner toutes à Jésus-Christ.

Messieurs, voilà, au degré près, l'attitude qui convient au vrai chrétien, au vrai catholique. Ce n'est pas assez pour lui d'une tolérance purement philosophique. Il faut qu'elle soit aimante, conquérante par la grâce de cet amour. Il me plaît de terminer cette conférence par une phrase que le cardinal Amette a prononcée devant le légat du Pape, lors de la célébration du Centenaire d'Ozanam : « Si Ozanam a bien mérité de l'Eglise, c'est qu'il l'a toujours et uniquement défendue par la charité et dans la charité. »

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