Voir la carte n«â
fl6 HONTGÀLM £T LE CANADA FRANÇAIS.
de la neige, sur la peau d'ours, avec une simple voile qui sert d'abri, et était arrivé à Timproviste à une petite lieue de William Henry. > Quand l'expédition canadienne revint sur ses pas, le fort seul demeurait debout au milieu des ruines fumantes : deux cent cinquante bateaux de transport, quatre brigantins et toutes les dépendances avaient été brûlés.
Il fallait maintenant, en détruisant la place ellemême, enfoncer la porte nord de la colonie anglaise et s'ouvrir le chemin d'Albany et de New-York. Des messages furent envoyés à toutes les peuplades amies. Le 22 juillet 1757, deux cents canots de guerre montés par 2000 sauvages ralliaient l'armée de siège en formation sous les remparts de Carillon : la moitié de ces volontaires venaient de trois cents lieues de là, des pays d'en haut, c Nous voulons essayer sur les Anglais le tomahawk de nos pères, afin de voir s'il coupe bien, ^ dit à Montcalm,enle saluant, l'orateur des nations alliées. On devait d'abord passer du lac Champlain au lac Saint-Sacrement qui le domine et on n'avait ni bœufs ni chevaux pour franchir le portage le long de la rivière qui unit les deux nappes d'eau*. Pendant qu'à grand'peine « les brigades, colonels en tète », portaient à bras, durant six jours, le matériel de siège et cinq cents bateaux, les Indiens devancèrent l'armée sur le bord du lac supérieur; leurs légers canots d'écorce coururent sus aux barques anglaises qui le défendaient, et, si fructueuse fut la chasse aux chevelures, que la campagne faillit en
1. La navigation sur les cours d*eau en Amérique est interrompue par des obstacles naturels qui produisent soit des chutes ou saults^ soit, des rapides ou cascades. Il fallait autrefois, pour passer outre, porter! les bateaux au delà de l'obstacle : c'est ce qu'on appelait • faire' portage ». Ai;jourd'bui on opère l'ascension au moyca des écluseï et des canaax.
'Of
Si du