‹ Montcalm et le Canada français [microforme]Chapitre 28 sur 62 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Le froid a paru : déjà les bandes d’outardes et les autres troupes émigrantes, se hâtant vers les chaudes Florides, ont passé au-dessus du camp de Carillon, l'hiver est proche, la campagne va finir. Avant de quitter le théâtre de sa victoire, Montcalm écrit à sa femme et il laisse entrevoir une partie de la vérité qu’il a révélée au ministre.

« En voilà, Dieu merci! jusqu'aux premiers jours » de mai, car si Dieu n’y met la main, il faudra se » battrecourageusement la campagne prochaine. Nous » avons, le 13 septembre, battu une avant-garde de » neuf cents hommes à la Belle-Rivière, mais nous » sommes inquiets que les six mille sous Forbes » n'aient pris revanche. Les Anglais ont eu cette année » à Louisbourg, ici, ou à la Belle-Rivière, de cinquante » à soixante mille hommes en campagne, et nous, je » n’ose l'écrire. Adieu, mon cœur, je soupire après la » paix et toi; aimez-moi tous. Quand reverrai-je mon » Candiac! Il faut que ma santé soit bonne, mais elle » s’use par le travail, car il faut être icitout et de tout » métier, bonne école pour le détail. Je t'aime plus ) que Jamais. »

En regagnant ses quartiers d'hiver, l’arnite essuya sur le lac Champlain une violente bourrasque, suivie

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