ACTE TROISIÈME
vaincus et désarmés. Toutes nos luttes glorieuses seront oubliées, et quand on parlera de nous on dira : ce sont eux qui ont perdu la Nouvelle-France.
Ce sera faux, et souverainement injuste; mais on le dira quand même ; et la faute de nos gouvernants qui nous abandonnent retombera sur nous.
Il y a vingt ans que je me bats pour la France et que je risque ma vie pour elle. Ne lui ai-je pas payé ma dette!
Oui, j'ai assez vécu pour la guerre. Il me semble que j'ai mérité, comme les oiseaux migrateurs qui nous reviennent en cette saison, d’avoir aux bords du Saint-Laurent un nid de repos et d'amour.
GISELLE {foule grisée par ce discours, et pense par l'admiration s'écrie :
O mon chevalier, que je vous aime!