‹ Montcalm et LévisChapitre 77 sur 111 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ARNOUX seul.

Ces fusillades sont sinistres — j'aimais mieux le bombardement. Quel réveil nous avons eu ce matin! Et quelle va être l’issue de cette bataille?

En ce moment, se décident les destinées de la Nouvelle- France. Plusieurs chirurgiens ont suivi l’armée sur les Plaines; mais on va probablement réclamer mes services, et Je me prépare...

On frappe à la porte.

Entrez. (M. de Bernelz entre.)

ARNOUX

Ab! Bernetz, avez-vous des nouvelles?

BERNETZ

Pas encore, docteur, mais quel coup de foudre! Et dire que M. de Ramsay nous retient ici avec l’artillerie, quand les Anglais sont sur les Plaines d'Abraham!

ARNOUX

C’est épouvantable. — Mais comment cela peut-il être arrivé? Qu’a donc fait ce Vergor de malheur, avec les cent hommes qu'il avait sous ses ordres’

BERNETZ

Hélas! Il n’en avait plus que trente. Hier même, il avait donné congé aux autres, pour leur permettre d’aller travailler à leurs récoltes. C’étaient des cultivateurs.

ARNOUX

Et Bougainville, avec ses deux mille hommes!

BERNETZ Je présume qu’il va tomber sur les derrières des Anglais, mais nous n’en avons aucune nouvelle. ARNOUX

Et le régiment de Guienne qui, par l’ordre de Montcalm, s’était transporté sur les Plaines, il y a quelques jours. N’était-1l pas là?

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