‹ Montcalm et LévisChapitre 78 sur 111 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

BERNETZ

Hier, M. de Vaudreuil l’a renvoyé à la Canardière, au camp de la droite.

ARNOUX

C’est une série de fatalités!

BERNETZ

Quand les chefs sont divisés, vois-tu, l’unité de commandement fait défaut et tout va mal. Ce matin encore, Montcalm, assure-t-on, avait commandé à la gauche, qui est à Beauport, de le suivre sur les Plaines; et le gouverneur a donné contre-ordre. :

Il y a deux heures, M. de Montcalm a fait dire à M. de Ramsay de lui envoyer des canons; et M. de Ramsay a refusé, disant qu’il en avait besoin pour défendre la ville.

ARNOUX

Mais alors, dans cette bataille décisive qu’il a engagée, Montcalm n’a pas d'artillerie

BERNETZ Il a trois canons.

ARNOUX

Ah! Bernetz, n'est-ce pas lamentable?

BERNETZ

La canonnade a cessé; mais la fusillade se rapproche.

ARNOUX Qu'est-ce à dire?

BERNETZ

C'est-à-dire que les nôtres reculent, et que les Anglais les poursuivent.

ARNOUX

Il n’est pourtant pas possible que Montcalm soit vaincu.

BERNETZ

Il ne l’a jamais été. Et c’est le seul général français qui ait vaincu quatre fois les Anglais!

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