‹ Montcalm et Lévis, drame historique en cinq actes avec prologue et six tableauxChapitre 103 sur 109 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

On frappe & U porte. Un dooirstique va owTir ci (ait ratrvr b

l r gi-ui rai rotre. et t'arrête dr^ant le portratt.

Mon général, tant aimé ! Il faut vous dire 'uWt^w, Vous l'aviez bien prédit que vous seriez

\eli sous les ruines de la Nouvelle-France. C est un glorieux linceul ; donnez en paix maintenant, dans la sainte chapelle des Ursulines, au murmure des psalmodies plaintives, toujours aimé et pleuré par tout un peuple !

GiaaBa «ntr» «t lui tcncl la main qu'il bake arae InolioB : QI8BLLB

I^ triste jour est arrivé. VouB partei, mon

cher ami î

LEVlS

Nous partons, Giselle, touB les deux.

Non, Gaston, il m'est aussi impossible de partir, qu'à vous de rester.

Quand l'amour et le devoir sont en conflit, c'est l'amour qui doit être sacrifié. Si vous restiez en Canada, vous cesseriez d'être français, et vous de\dendriez sujet anglais. Cela n'est pas possible, n'est-ce pas ?

LEVIS

Hélas ! non. La France m'appelle ; elle a besoin de mes services ; je ne puis pas les lui refuser.

Mais vous-même, vous êtes française, et vous ne cesseriez pas de l'être en me suivant.

Non, mais je cesserais d'être canadienne. J'avais deux patries : la vieille France et la nouvelle. La première est perdue pour moi, je garde l'autre.

LEVIS

Mais l'autre, elle est devenue une terre anglaise !

C'est vrai, mais cette terre est mon berceau, mon pays natal. Cette terre est le tom-

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