‹ Montcalm et Lévis, drame historique en cinq actes avec prologue et six tableauxChapitre 12 sur 109 · ACTE PRXlflER · texte numérisé non relu

ACTE PRXlflER

pour l'amour de Corneille, dont je vous sais éprise, conune moi.

LBVU

En effet, général, j'ai entendu Mme de Beaubassin réciter des pages entières de Corneille ; et l'autre jour, elle vous a appliqué deux vers du Cid.

A quelle occasion ?

C'était chez elle, le jour même où fiuent suspendus à la voûte de la cathédrale, au milieu des cérémonies les plus grandioses, les drapeaux conquis sur Tennemi à Chouaguen.

I^pauze nous racontait tous les détails de vot rv belle victoire, et alors, Mme de Beaubassin a dit :

8« pareils à deux fois no se font pss oonmiâttre.

Et pour leurs coups d'esssi veulent des coups de mattre !

Oh ! madame, ces vers sont beaux, mais vous les appliquez mal, et si j'avais été présent, je vous aurais répondu par celui-ci :

Mais qui sort bien son roi ne (lUt <|ue son devoir.

Les dames applaudissent. M. de MONTCALM ofTrc alors son bras à U Marquise de Vaudreuil.

Madame, me ferez-vous l'honneur de danser un menuet ?

M. DE LEVIS à Giselle de Lanaudière

Mademoiselle, je sollicite la même faveur.

Mais au lieu de se mêler aux danseurs, ils traversent la scène, et vont s'accouder à une fenêtre, qui ouvre sur le fleuve, à gauche.

Page 1