ACTE PBCMIBB
OBBLLB
Je le sais, moi.
LKVI8
Ah ! vous connaisses mon avenir ? Voules-vous me le dire ? J'espère au moins que vous n'êtes pas une prophétesse de malheur ?
oi
Je ne suis pas du tout prophétesse — Ce que je sais, je Tai appris de personnes qui connaissent bien votre famille.
Voyons, que saves-vous ?
Je sais que votre famille fonde sur vous les plus grandes espérances, qu'elle vous prépare en France un brillant mariage avec une jeune fille de haut rang, que vos grandes qualités militaires vous assureront les postes les phis élevés, et les plus grands honneurs dans votre pays.
LBVI8
Vous avez eu raison de dire que vous n'êtes pas prophétesse ; car rien ne me parait moins certain que vos prévisions. Pour le moment, je ne suis pas mécontent de mon sort. La guerre me plait, et votre admirable pays me plait aussL
Depuis quand donc vous êtes-vous épris de notre Nouvelle-France ?
LEVIS
Depuis que je vous connais.
Parlez sérieusement, je vous prie.
LEVIS
Eh ! bien, oui, je vais parler sérieusement. Oui, j'aime beaucoup votre pays, et c'est en vous que je l'aime. Vous incarnez pour moi la Nouvelle-France. Quand je parle d'elle, je pense à vous, quand on me parle de vous, je me souviens d'elle. Dans la fumée des combats que je- livre pour elle, c'est votre image qui m'apparaît, et qui me sourit. Dans mes rêves de bonheur et de gloire futurs, c'est vous que j'entrevois comme ma récompense et ma couronne. . .
MADEMOISELLE DE LANAUDIERE écoute les yeux baissés, et. après un silence, elle dit :
Ne me parlez pas ainsi, chevaher. Il ne faut jamais faire des rêves impossibles.
LEVIS
Pourquoi impossibles ?