ACTE QUATRIEME
notre marche en avant, pendant que Tennemi s'avançait lui-même vers nous.
1^ fusillade éclata des deux cùtc^. lx*< rjniirs s 'éclair cirent encore, et le centre de notre arince fléchit. Nous étions à portée de pistolet de l'ennemi, quand il s'élança contre nous dans une charge terrihlo à la baïonnette. Ce fut effrayant, et nos soldats furent pris de panique. Ah ! mes chers amis, je vous souhaite de ne jamais voir un pareil spectacle. Nos meilleures troupes frappées d'épouvante s'enfuyaient . . .
J'avais eu deux chevaux tués sous moi ; mais ils étaient nombreux les chevaux qxii n'avaient plus de maîtres. Je sautai sur un troisième, et je rejoig:nis M. de Montcalm qui était accouru se jeter dans la fournaise. Nous nous mimes en travers des fuyards, et nous fîmes tous nos efforts T ' Mais ils passaient à nos côtés,
• . - à nos appels.
Entraînés dans la débandade, nous avions remonté la pente des Buttes à Neveu, tout auprès (lu rhrmin Saint-Î.niii«<, lorsque M. de Montcalm fut frnpî)»' » ..iip MM < .iij), d'un éclat d'obus et d'une
J'apinlai «i« u\ ;:!♦ : |)our le soutenir à <heviil, et je pris les de tir venir vou.s aver-
tir, mon cher Arnoux, ; vous puissiez être
prêt à recevoir et à traiter notre illustre blessé.
ARNOUX
Et la bataille est bien perdue ?
MONTBEILLARD
Totalement.
ARNOUX
Ah ! Quel épouvantable malheur !