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diens de Langy et les soldais de Louvicourt se mirenl à leur poursuite, les cernèrent et les firent tous prisonniers, au nombre d'une quarantaine. Trois furent tués à la fin de l'action par les sauvages, malgré tous les efforts des Français.
L'arrivée de Bourlamaque, investi du commandement de l'armée de Carillon, forte de deux mille hommes, et dont l'arrière- garde . faisait ('tape le long du lac Cliamplain, accéléra les travaux de défense. Les ateliers furent organisés, et tous les bataillons de la ligne et de la milice fournirent des travailleurs. On y mettait la dernière main quand arrivèrent les nouvelles de France apportées par Bougainville.
Québec paraissait le point le plus menacé. Bourlamaque reçut ordre de faire sauter les forts de Carillon et de Saint-Frédéric, si l'ennemi se présentait avec des forces trop considérables, et de se replier sur i'lle-aux- Noix, où il devait sans délai faire commencer des retranchements.
A Québec, où les travaux de fortifications dirigés par Fontleroy avaient d'abord été poussés avec lenteur, la certitude d'une prochaine attaque avait mis toute la population sur pied. Soldats et citoyens, rivalisant de zèle, se mirent à l'ouvrage avec une furieuse activité. Du centre de la colonie où il se trouvait à Montréal, Montcalm suivait toutes les opérations, prêtant l'oreille ;i tous les bruits, prêt à se lancer, au premier signal, vers l'endroit où apparaîtrait la première des trois armées envahissantes.